‹ La Science Sociale - Suivant La M鴨ode D'observationChapitre 16 sur 138 · MAITRE GUILLAUME DE SAINT-AMOLR. H · texte numérisé non relu

MAITRE GUILLAUME DE SAINT-AMOLR. H

Comment fut accueillie cette défense, nous ne le savons pas au juste, mais elle semble avoir eu sur les esprits un certain effet, au dire même de Cantimpré, qui raconte de Guillaume que : ' Miromodo cleriimRomanum, necnon et populum in jjartem sua; perversitatis inclinavei'at et seduxerat midtis verbis (1). Aussi Alexandre IV se hâta-t-il de lui imposer silence et d'exiger de lui le serment d'obéir à ses ordres. Guillaume demeura ainsi à Rome sans que d'autres dispositions paraissent avoir été prises à son égard; mais étant tombé malade, et très affaibli par le climat et les chaleurs de l'été, on lui laissa reprendre le chemin de la France.

(^lomme il revenait, il reçut en route le bref suivant que nous donnons en entier :

(« Alexandre, évêque, serviteur des ser^'iteurs de Dieu, à Guillaume de Saint-Amour pour le ramener dans la bonne voie.

« A cause des fautes graves et nombreuses que vous avez commises, et spécialement a cause do l'ouvrage pernicieux et détestable que vous avez composé, et que nous avons déjà censuré et condamné de l'avis de nos frères, vous avez mérité un châtiment sévère. Au nom de l'obéissance que vous nous devez, d'après le serment que vous avez prêté de vous conformer exactement à nos ordres sous peine d'excommunication et de privation de vos bénéfices (peines que nous voulons que vous encourriez par le seul fait de tentative de désobéissance à nos ordres, et cela sans préjudice des autres ordres que nous pourrons vous donner , nous vous ordonnons et mandons de ne rentrer en France dans aucun temps sans une permission expresse de notre autorité apostolique ; et en outre, nous vous interdisons à toujours la faculté d'enseigner et de prêcher ; de telle sorte que

Use II vivait bien cent cinquanlc ans apris saint Hilaive. Oh voit le peu de connaissance de l'histoire qu'avaient les plus savants hommes de celte époque.

(1) (c II avait l'tonnaininent incline clergé et laïques à Rome dans Iç sens de sa mauvaise cause et les avait séduits par beaucoup de paroles. » fDu Boulay, p. 343.) On raconte aussi quelquefois qu'.\lberl le Grand trouva tout le monde ébranlé parla parole de Guillaume: mais qu'ayant, sur l'ordre du Pape, expliqué lÉvansile de saint Jean etlesÉpitres canoniques, il le lit avec tant de génie qu'il parut fort au-dessus de cet homme que tout le monde admirait, ce qui décida la victoire linaledes Mendiants.

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