INTRODUCTION A L’INDUSTRIE DU JOUET
j)as moins fondé sur une production et une consommation réelles. Restait, en dehors des baisses et des hausses sur les valeurs réelles, la spéculation sur une production et une consommation absolument imaginaires, les espérances et les craintes humaines. Les spéculateurs ne s’en sont pas abstenus.
Nous voulons parler des assurances de toute espèce sur les sinistres de terre et de mer, la vie, les accidents, les maladies, la vieillesse. Ce ne sont plus des spéculations sur les fluctuations de valeurs réelles, mais des spéculations sur la sottise et les illusions humaines, sans qu’il y ait ni production, ni consommation d’aucune sorte. Un homme meurt, un navire se perd, une maison est incendiée. Quels efforts, quelles dépenses sont nécessaires pour remédier à la perte éprouvée? Tout ce qui dépasse cette somme d’efforts et de dépenses n’est plus une perte mais une ruine pour tous ceux qui y contribuent, parce qu’au delà de la somme de travail nécessaire, ces dépenses ne réparent et ne remplacent absolument rien. Celte ruine, cependant, fait les bénéfices de toutes les sociétés d’assurance, bénéfices qui sont, comme la sottise et la naïveté humaines, incalculables.
Enfin, la toute-puissance du travail spéculateur se résume dans un dernier phénomène, qui se manifeste par les courants qu’il imprime à la circulation de toutes les