partie antérieure du euir chevelu du même côté, présentaient
des altérations ämalogues mais moins accentuées. À ce
niveau, les cheveux étatent moins épais, Son affection oculaire avait débuté trois mois auparavant à la suite d’un accouchement. Depuis longtemps, elle
souffrait d’une maladie utérine, Œlle n'avait jamais remar-
qué la lésion cutanée qu'elle présentait. Elle n’était pas spécifique. On lui fit des instillations d'escrine et on lui admi-
nistra divers remèdes à base d’iode et d’iodure de potassium.
Puis au bout d’un an, elle vint à Guy’s hospital dans le service du docteur Hiccexs qui lui administra de l’iodure et du mercure, Les troubles oculaires persistaient toujours,
mydriase et dilatation des vaisseaux rétiniens. La peau, au
niveau des plaques de morphée s'était peu à peu atropluiée. Les poils qui la recouvraient étaient presque tous tombés. Pendant que l’on a tenu la malade en observation, on a vu survenir un peu d’ eczéma derrière l'oreille et à la paume de la main gauche. | |
A ces observations nettes et complètes, nous croyons
intéressant de joindre quelques faits connexes, signalés
dans les observations des auteurs, concernant des cas dé
sclérodermie aw cours desquels ont été constatés des troubles oculaires autres que la cataracte.
BALL, à l’article « Sclérodermie » du Dictionnaire des Sciences médicales, écrit :
« M. Vipaz a vu se montrer chez un de ses malades une « amaurose intermittente. L'examen ophalmoscopique « pratiqué par M. Lanporr a montré qu’il s'agissait d’une « ischemie rétinienne ». Une figure, annexée à l’article, « montre que « les branches de l'artère sont contractées « spasmodiquement, les veines dilatées et très tortueuses, « d'apparence variqueuse. »
Mourrier, dans sa thèse, nous indique qu'une de ses malades, sclérodermique, avait « des pupilles étroites, « mais réagissant à la lumière et à l’'accommodation. » Une autre malade, citée dans ce travail, vue par
M. le Professeur CHAUrFFARD, présentait « des pupilles
« étroites, faiblement contractées à la lumière, plus for-
« tement à laccommodation. »
Macurou, dans sa thèse également, nous dit, en parlant d’une de ses malades: « Quand elle se livre à un travail «e prolongé, il survient un scotome passager qui disparait
« par le repos de l'organe. »
Un autre auteur invoque une myopie accusée : « Le
« malade épelle les tettres avec difficultés et ne peut les « Hire qu'à très faible distance. Il existe incontestablement « un certain degré de myopie. »
Nous devons signaler d'autre part, des cas dans lesquels
une cataracte typique s’est accompagnée de troubles cuta-.
Pr arr sres
nés autres que la roédennte, mais lui ressemblant par
quelque côté.
PAPASTRATIGAKIS nous présente une observation curieuse de dystrophie juvénile : cataracte associée à de l’alopécie
et à des altérations unguéales. Il ne signale pas de lésions
sclérodermiques.
Bacusrez, de Berlin, décrit un exanthème curieux en bandes et en éruptions punctiformes survenu après l’opération d’une cataracte.
Heuse, de Leipzig, publie deux cas de cataracte associée à des dystrophies osseuses localisées à la même moitié du COrps.
Quelle que soit la part à faire des coïncidences accidentelles, ceci nous montre que la cataracte s’associe parfois à des troubles trophiques, et d’un autre côté qu’alopécie juvénile, lésions unguéales et troubles osseux ont
été rencontrés dans la sclérodermie.
Devons-nous, dans ces conditions, parler de cas frus-
tes, de formes larvées du syndrome qui nous intéresse P Quant aux troubles oculaires que nous relatons chez
des sclérodermiques, il est plus difficile de faire la part
de la coïncidence. Notons cependant qu'il s’agit presque
toujours de troubles spasmodiques des artères rétiniennes ou de modifications du tonus du sphincter irien, myosis
ou mydriase.