DÉCOULE PES
ment, que le traitement se ressentirait de ces impréci-
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sions. NÉE =
ae
En effet, d'innombrables moyens thérapeutiques ont été proposés, preuve qu'aucun d'eux. n'est spécifique. Nous les passerons rapidement en revue, et indiquerons = ss à notre tour comment nous entendons la cure de Ja sclé- =
rodermie.
Le traitement étiologique ne s'est révélé efficace que dans les cas où la syphilis, à laquelle il faut toujours songer, était en cause. On lui a opposé les agents d'attaque habituels : onguents mercuriels, arsenobenzols et. bismuth (MM. Len et Banru). M. Guerra, invoquant. - À une intoxication calcaire, prescrit un régime de désin- ES toxication avec fréquentes dérivations intestinales, ana- ee logue à celui de la goutte. M. Gouceror obtient un
résultat heureux par une cure de laxatifs. = =
=. Le traitement pathogénique s'est naturellement inspiré
des théories admises par les auteurs. On a donc recom-
… mandé tour à tour les modificateurs vasculaires | nitrite d'amyle, trinitrine, ergotine, quinine ; les agents nervins : sédatifs : iodure, belladone, valériane, hydrothérapie, ou révulsifs : pointes de feu rachidiennes, avec de.
médiocres effets. AE opothérapie, nous l'avons dit, donne
des résultats inconstants mais intéressants. On l’adminis-
tre de manière variée : extrait thyroïdien pur, extraits
pluriglandulaires associés (M. LergROuLEET), extrait
conseille de fepmuler ainsi PR ne SE ue ed
ES
10 jours par mois, opothérapie simultanée, bb dulaire ou thyroïdienne : deux cachets par jour. Ou
encore extrait de surrénale ou hypophyse per os ou en injection. PES ! 2e ;
hypophysaire | pur (R. BENARD et Couraun). M. GoucerorT |
Les 10 jours suivants, extrait ovarien et deux gouttes matin à soir de trinitrine au WE 000°
On. s'est attaqué déciement aux glandes, soit par
l'électricité, soit (MM. LEREBOULLET, Cornir, Roussy et
BEL OT, Hammer et Doxarn en Allemagne) par des appli-. cations de rayons X sur la thyroïde et le thymus, avec
des résultats encourageants. Mais n'irradiait-on pas en
même temps le sympathique ? De plus, cette méthode n est pas exempte de risques : les parathyroïdes sont en + = effet très fragiles, leur lésion amène des accidents téta-
niques graves. Les modifications cicatricielles des tissus
__ que détermine la radiothérapie compliqueront. beaucoup
l'intervention opératoire qui peut être tentée plus tard à ce niveau.
Connaissant l’affinité de la thyroïde pour l’iode, on à
prescrit des médications iodées.
D'autre part, les auteurs ont cherché à traiter directement les symptômes cutanés, sans préoccupations pathogéniques : par des pointes de feu, des enveloppements chauds (MM. Durour et DeBrAy), des massages (MM. Danriex, JEsionex), des sudorifiques (M. Gouceror), des onctions salicylées, salolées ou mercurielles, des boues thermales, de l'air chaud (M. DarriEr), des bains carbogazeux, - déterminant une fine révulsion cutanée, l'hÿpérémie locale temporaire par constriction de la racine du membre (M. Monnier-ViNarD) qui diminuèrent l'étendue des lésions des deux malades que nous avons examinées.
On a fait plus : des injections antiscléreuses, iodées, de thyosinnamine (JEsionex), des ionisations iodées (MM. Lousre et THiBAUD, JEANSELME, Lucas), des incisions pro-
fondes avec pansements peptonés, avec de bons résultats.
Mais pour les auteurs qui donnent à la sclérodermie une origine sympathique, il était tentant de chercher à s'attaquer au système végétatif lui-même, Vicano fait des applications de rayons X sur la région cervico dorsale (deux améliorations sur deux cas). Mieux encore, il était à souhaiter que la chirurgie vienne directement lever la lésion reconnue. Mais les essais de JaBouLAY étaient graves et douteux, et de plus on ne savait où atteindre le sympathique malade. Or Lericue, après avoir longtemps
‘étudié la question eut le grand mérite de prouver que
pour modifier le régime sympathique des membres et des. viscères, il suffisait d'agir sur les plexus périartériels. C'est à cette libération qu'il donna le nom de sympathec-
tomie périartérielle.
Cette opération vint éclairer d’un jour nouveau le trai; tement de la sclérodermie, car son principe confirme pleinement notre conception pathogénique de la maladie qui nous intéresse. De plus, elle constitue un agent thérapeulique réeHement efficace. Il nous paraît intéressant d'exposer en détail le but, la technique et les résultats de celte intervention, dont BRESSOT, de Constantine, a fait une très complète monographie dans le « Monde Médical » à laquelle nous ferons de nombreux emprunts.
Cette intervention, que le professeur LERICHE pratiqua pour la première fois en 1914, consiste à enlever sur une certaine longueur d’une artère, les plexus nerveux sympathiques qui siègent dans l’adventice. Il ne faut pas confondre la sympathectomie avec la dénudation artérielle de Jasouray, dans laquelle on se bornait à sectionner à un certain niveau de la gaine, les filets nerveux qui Y pénètrent. |
Lericue pensa que le mieux pour agir sur le sympathique périphérique était d'agir sur sa terminaison même, en enlevant une partie de l'adventice où il s’épanouit en plexus de distribution. La technique de lopération est simple : on découvre l'artère au lieu d'élection, là où elle ne donne pas de“collatérales, comme pour une ligature, partie moyenne du bras, pointe du triangle de ScarRPA.
« Avec une pince sans griffe on mord sur la paroi de
« l'artère en tirant sur l’adventice qui forme alors com-
«me un pli cellulaire. On l’incise sur uue longueur de
L : N = : ( . GE + RÉEL ENT « 8 à 10 centimètres, puis on clive la gaine de chaque
.« côté soit au bistouri, soit à la sonde cannelée. La face « postérieure de l'artère est la plus difficile à dénuder. «Sa décortication doit donc être l’objet d’un soin tout. « spécial, car c’est dans cette dénudation incomplète qu'il « faut voir la cause de beaucoup d'échecs et de nombreu- « ses récidives. De même, il est bon de dégager douce-
« iment l'implantation des petites collatérales et de ne pas «les arracher. x | Be :
« Certains auteurs roumains préconisent la résection
« des collatérales, affirmant que l'on obtient ainsi une « contraction plus marquée du vaisseau et une décor- « tication plus aisée. »
Une seule contre-indication opératoire : les artères athéromateuses et scléreuses, les vaisseaux friables, qui «s’écrasent comme du macaroni » et donnent des désastres. HS RL.
Cette intervention a été pratiquée le plus souvent sur
les artères des membres, mais aussi sur l’iliaque primi-.
er
tive, le 1°” segment de l’hypogastrique, l'iliaque externe,
la sous-clavière, les artères rénales, thyroïdiennes, utéro-
ovariennes. Ce qui frappe d'emblée, au cours de l’inter-
vention, c’est la rétraction de l'artère au fur et à mesure de la décortication, contraction qui réduit à un fil le calibre du vaisseau. L'artère ne bat plus et paraît vide. La contraction est instantanée et accompagne le bistouri ou
la sonde cannelée.
jours s ronnrquébiement visible, succède, dans les ne
à six jours qui suivent, une vasodilatation secondaire péri- * LES phérique intense, qui atteint son maximum “dus au 6772
jour. Dans Ja rég région malade, l'opérée accuse une sensa-
tion de chaleur et de démangeaison ; ; en même temps Ja
— douleur, s’il y en a, s'atténue considérablement. La tem-
= pérature locale est nettement. augmentée de un à trois. : : degrés environ. Il en, est de même de l'amplitude des | oscillations par chute de la. minima à et hausse de la*maxi- "ina Le pouls périphérique, “qui à avait faibli immédiate- :
ment après l'intervention, devient plus plein ct plus bon-
= dissant qu'avant l'opération.
C'est ce syndrome constant : constriction locale immé-
diale et vasodilatation périphérique secondaire conséeu-
tive, qui est la caractéristique de l'opération de Lericne.
Mais comment s'expliquer l'action bienfaisante de cette
intervention p
« La chirurgie du sympathique est encore dans l'em-
pirisme, dit Lericur, elle manque des notions physiolo-
giques indispensables pour être vraiment codifiée. Mais
quel qu'en soit le mécanisme, nous pouvons signaler de
beaux résultats dans son application à des syndromes
variés. »
Les ulcères variqueux se cicatrisent en 10 à 30 jours
Les ulcérations torpides non syphilitiques sont un des Étriomphes de la méthode, en quelques jours on obtient 54 une guérison définitive. | Fe
avec une peau solide et souple couleur chair.