‹ La scopolamine dans les syndromes parkinsoniens et extrapyramidauxChapitre 11 sur 23 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Recueillie dans le service du Docteur Froment.)

F. A., 28 ans, cultivateur. Parkinson post-encéphalitique à prédominance du côté gauche, évoluant depuis avril 1921.

En janvier 1920 troubles visuels, diplopie, céphalée, troubles auditifs. Température légère. Début des symptômes parkinsoniens en janvier 21 par de la difficulté de la marche,

Entre le 28 février 1922 à l’hôpital; à l'examen, le malade, le faciès un peu figé, marche le tronc incliné en avant, la tête portée latéralement à droite avec une claudication particulière : en s'appuyant sur son membre inférieur gauche le malade le fait le genou fléchi et c’est l’accentuation de cette flexion du genou qui le fait boiîter. Fait singulier, la course est tout à fait normale et le malade passe instantanément de sa boiterie à la course sans claudication. Perte des mouvements automatiques dans la marche, mais non pas dans le saut en longueur. Aucun signe de lésion de la voie pyramidale., Réflexes tendineux symétriques ni exagérés, ni vifs. Babinski en flexion, Flexion combinée de la cuisse et du tronc négative ; légère syncinnésie pendant les mouvements de la main malade.

Léger tremblement au niveau du membre supérieur gauche qui est un peu raide et surtout reste constamment immobile

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et figé. La roue dentée est difficile à retrouver, mais par contre, le signe du ballottement est particulièrement net à gauche. }

4 MARS 1922 : première injection de scopolamine de 1/2 mmgr. Cette dose va lui être répétée tous les deux jours durant une année. Puis, jusqu’en iuillet 24, il recevra 0 gr. 001 tous les jours, depuis cette date, il reçoit 0,0015 tous les jours.

EXAMEN DU 11 JUILLET 1924 (épreuve de la scopolamine) : raideur musculaire très marquée, plus à gauche qu’à droite. Tremblement à faible amplitude au niveau du bras gauche. Marche impossible, Pas de mouvements associés. Roue dentée obtenue dans la supination gauche. Signe du ballottement. Parole lente et embarrassée.

Pendant l'heure qui suit l'injection de 0 gr. 0001 de scopolamine : quelques bourdonnements d’oreille. Les pupilles sont dilatées, la bouche extrêmement sèche. La face est un peu congestionnée.

2 heures après : pas de modification des réflexes, Le malade marche tout seul, Les mouvements associés du bras sont partiellement réapparus. Ballottement et roue dentée diminués. Grosse sensation subjective de soulagement. Le tremblement a disparu. Aucun trouble cardiaque.

L'effet de la piqûre disparaît lentement dans les 24 heures qui suivent.

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