LAVE
tiers des cas, cette proportion étant ,exactement la même chez les scrofuleux spécifiques avérés que chez ceux où nous n’avons pu déceler aucun signe clinique ou sérologique de syphilis. Chez tous les autres, nous avons toujours constaté une amélioration très nette des lésions et de l’état général. Parmi ces derniers, certains d’ailleurs sont sortis du service avant la fin du traitement qu'ils ont, soit abandonné, soit continué en province. Jamais, en tout Cas, nous n’avons eu à noter une aggravation quelconque de l’état général ou des lésions de nos scrofuleux, à la suite du traitement anti-syphilitique.
Les trois médications, arsenicale, hydrargyrique, et bismuthique, n’ont cependant pas été également efficaces. Le traitement novarsenical nous à donné les résultats les plus rapides et les plus brillants : il à été admirablement supporté par la plupart des malades qui y ont été soumis et dont bien peu devait ingérer une certaine quantité de la solution d’adrénaline à 1/1000 avant de recevoir leur injection pour la bien supporter. En général €’est à partir de la 4° ou 5° injection (0 gr. 60 ou 0 gr. T5) que l’amélioration commence à se manifester : la suppuration se tarit, la masse fluctuante se transforme en une tuméfaction scléreuse, et la série des injections achevées, il ne reste plus des adénopathies, souvent volumineuses, fluctuantes ou fistulisées du début, que les cicatrices plus ou moins chéloïdiennes classiques et de tout petits ganglions sclérosés.
Lorsqu’au début du traitement, le ganglion suppuré mais non ouvert, est de très vastes dimensions, il