‹ La Scrofule ses Rapports avec la Tuberculose et avec la SyphilisChapitre 36 sur 50 · D QQ TE · texte numérisé non relu

D QQ TE

Dans la cavité ganglionnaire, on injecte un eeutimetre cube d’iode colloïdal.

Le malade est soumis au traitement novarsenical : :l reçoit du 24 octobre au 22 novembre, six injections (une tous les einq jours) de 914 : 0 gr. 30, 0 gr. 45, 0 gr. 60, 0 gr. 60, 0 gr. 75, 0 gr. 75. On ponctionne à quatre reprises l’abcès ganglionnaire du côté gauche (tous les 5 jours), réinjectant chaque fois dans la cavité, ou trois à æinq centimètres cubes d’iode colloïdial. A chaque ponction, la quantité de pus retirée est de plus en plus réduite : c’est ainsi que la dernière ponction ne ramène plus que 10 ec. de liquide puriforme.

Toutes les injections de novarsenobenzol ont été bien supportées, sans modifications de la courbe thermique qui est restée régulière. Dès la 3° injection, le gros ganglion de droite a notablement diminué de volume, et il n’y à plus qu’une petite zone fluctuante au centre : ce n’est bientôt qu’un noyau sclérosé gros comme une noisette.

: Le 22 novembre, le ganglion de gauche n’a plus que le volume d’un œuf de pigeon et seul son centre est encore fluctuant.

Malgré notre opposition formelle, car le traitement nous semble encore insuffisant, le sujet quitte l’hôpital.

Le cobaye inoculé s’est progressivement cachectisé. Sacrifié le 23 novembre, il présente des lésions tuberculeuses viscérales multiples dans lesquelles on peut colo-

rer le bacille de Koch.

Cette observation nous à paru intéressante parce qu’elle montre, dans le cas particulier, l’aggravation

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des lésions scrofuleuses par le traitément radiothérapique et leur amélioration sous l'influence d’un traitement novarsenical, malheureusement incomplet, ainsi que des injections intra-ganglionnaires d’iode colloïdal.

OBSERYATION II

Adenopathies cervicales tuberculeuses suppurées et fistulisées chez un sujet de 58 ans. Guérison par le traitement novarsenical. |

M. C.., Maurice, manœuvre, âgé de 58 ans, nous est envoyé le 28 juillet 1928, par un de nos collègues, pour une adénopathie cervicale suppurée.

Le malade, pâle et amaigri, a dans la région sousmaxillaire droite, à peu près au milieu de la branche horizontale du maxillaire, une tuméfaction de la grosseur et de la forme d’un œuf de pigeon qu’il aurait remarqué pour la première fois cinq mois plus tôt.

Les téguments sont d’aspect normal à ce niveau, sauf au centre de la masse où il existe un petit orifice violacé, en cul-de-poule, par où l’on peut faire sortir une goutte. lette de pus.

Il n’y a aucune douleur ni spontanée, ni provoquée. La palpation fait percevoir une fluctuation nette de la masse en question, et autour d’elle plusieurs petits ganglions plus où moins unis à la tuméfaction principale par an peu de péri-adénite.

Il n’existe aucune tumiéfaction ganglionnaire dans les différents autres territoires lymphatiques.

Le sujet à perdu ses parents qui sont morts acciden-

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