‹ La Scrofule ses Rapports avec la Tuberculose et avec la SyphilisChapitre 37 sur 50 · DT LA · texte numérisé non relu

DT LA

tellement. Il n° 8 jamais eu de maladie importante. C’est * og fumeur invétéré qui tousse et expectore des crachats

muco-purulents, non bacillifères. Il a eu 3 enfants, l'un est mort à 12 mois d’une affection dont il ne peut préci- ne ser la nature, un autre, cardiaque sans avoir jamais présenté des crises rhumatismales franches, est mort tuber-

Le

culeux. Le troisième est en bonne santé. PA HNUICE nie formellement toute spécificité. L’auscultation des poumoïs fait entendre des ronchus et des sibilances disséminés. nn)

L'appareil cardio-vasculaire, 1e tube digestif, le sys-

tème nerveux, semblent normaux.

Les dents Fat en très mauvais état, presque toutes sont

carriées. | | :

ge examen du rhino-pharynx est négatif. | La radiographie des poumons ne montre aucune ima- MN ge anormale: les hiles sont seulement un peu chargés. La ponction du ganglion suppuré, pratiquée aseptiquement, à distance de l’orifice fistuleux ramène un pus

grumeleux, mal lié, dans lequel on trouve, à l’examen

direct, de MES lymphocytes, mais pas de bacilles

de Koch. Un cobaye est inoculé. | La cuti-réaction est fortement positive.

La réaction de Wassermann est négative dans le sang. On ne trouve d’ailleurs aucun stigmate de spécificité #7", :Nous conseillons au malade un séjour à la campagne, |, où il a la possibilité de pouvoir se reposer ‘pendant quelques semaines, une alimentation substantielle, l’inges- : tion bi-quotidienne d’une cuiller à bouche de sirop 1odotannique phosphaté, et de faire un peu d’héliothérapie.

Le 22 août, M. C.. de retour à Paris, vient nous con-

do!

sulter de nouveau. Son état général s'est un peu amélioré, mais il n’y a aucune modification sensible de l’aspect et du volume de l’adénopathie, malgré le traitement ordonné qui à été très exactement suivi. ne

Nous lui conseillons alors d’entrer à la Charité où il est hospitalisé le 22 août salle Vulpian, lit n° 18.

Malgré l’absence de tout signe ou stigmate de syphilis,. nous décidons de le soumettre au traitement novarsenical par voie endo-veineuse. Il reçoit le 26 août sa première injection (0 gr. 15). Son poids est alors de 45 kg. 150 ; sa température oscille du matin au soir entre 36-7° et 37°. \

Le 28 août, il recoit 0 gr. 30 de 914, le 1° septembre 0 gr. 45, le 6 septembre 0 gr. 60, le 12 septembre 0 gr. 75, et les 17, 22, 27 septembre, 3 octobre, 0 gr. 90.

Toutes ces injections sont admirablement tolérées, sans aucune modification consécutive de la courbe thermique. Bientôt la fistule se tarit, les ganglions diminuent progressivement de volume, et, à la fin de la sérle des injections, il n'existe plus, comme reliquat de la masse importante constatées au début, qu'un petit noyau scléreux roulant sous le doigt, et gros à peine comme une olive. |

Le malade sort de l’hôpital ayant engraissé de cinq kilogrammes, le 5 octobre. Sa réaction de B.W. est toujours négative.

Le cobaye, inoculé le 26 juillet est mort le 20 octobre : abeès au point d’inoculation, ganglions caséeux dans l’aine, granulations tuberculeuses sur la rate, le foie, le péritoine, les poumons. Bacilles de Koch dans le pus des ganghons.

“ARTE résumé, à cnobithie tuberculeuse chez un cat Le de BCE ans wayant aucun signe certain de spéciédite. Echec du traitement médical ordinaire et de : … l'héliothérapie. Guérison rapide par le novarsenoben-

zol fu à: été parfaitement toléré:

St is Osseevarron TL PA ET

| Adénite ru tuberculeuse avec sclérose pul- ES monaire. Récidive rapide après traitement ‘chirurgi- L AE cal. Grosse améloration per les injections de coute

de mercure. ASS \ ri | « L ' \ }

Le nommé BAT ean, âgé de 29 ans, entre 1 3 mai 1928, salle ont lit nm RHONE une adénite cervi-

| cale. An | Ce malade a vécu dans l'Isère jusqu” à l’âge de 20 ans.

Après son service militaire, il vient à Paris, où il exerce à

Ja profession de garcon d'hôtel. Ne présentant rien de

spécial dans: ses antécédents, bien portant jusqu’en 1926,

Fix commence, à cette époque, à maigrir, à tousser, à cra- ge

cher et à Air des sueurs nocturnes. C’est alors qu "ap-

paraît dans la région sous- -angulo- maxillaire droite, une 0 tuméfaction de la grosseur d’une noix ; un mois après nr) la survenue, de cette adénite, il fait une hemoptysie de RE moyenne abondance qui nécessite son admission à l’hôpital Cochin : l'examen des crachats, n’a pas permis, alors, d’y déceler le bacille de Koch.

ANT Pendant son séjour à l'hôpital Cochin, 1l est soumis he un traitement par des rayons (X ou R.U.V. ?), dans le D mo but. de faire disparaître son adénopathie,. mais sans aucun résultat. Après 3 mois d’ hospitalisation et 1 mois

me { A ï Ne

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de convalescence, 1l se sent assez valide pour reprendre «on travail, bien qu’il conserve toujours son adenopathie. jo Au début de mois d'avril 1928, la masse ganglionnaire s’accroissant de nouveau assez notablement, il entre à fé

l'hôpital Necker où l’on procède à son extirpation. | Quelques semaines après cette intervention, l'état général du sujet s’altère : il maigrit de 6 kilogs en quel

ques semaines, à des sueurs nocturnes, tousse et expectore, surtout le matin, des crachats striés de sang. En même temps, il voit réapparaître dans la région cervicale droite, une masse ganglionnaire analogue à celle qui avait été extirpée peu de temps avant. C’est alors \qu” il eutre à l’hôpital de la Charité. | |

C'est un sujet un peu amaïigri, dont l’état géné ral Va )

reste cependant assez satisfaisant. Poids, 62 kg. 500.

La région rétro-maxillaire du côté droit, dont les téguments ont conservé leur couleur normale, est déformée par une masse irrégulière, renitente mais non fluctuante : elle est constituée par l'agglomération dé plusieurs ganglions de volume variable noyés dans une gangue de péri-adénite. Cette tuméfaction qui mesure environ 7 &m. 5 de long sur 3 cm. de large dans sa partie moyenne, est un peu sensible à la palpation et gêne considérablement les mouvements du malade.

IT existe, un peu plus en arrière, dans la région occipitale, un ganglion du volume d’une noix, également entouré d’une gangue de péri-adénite, et, dans la ré gion sus-hyoïdienne un autre plus petit, roulant sous le doigt, mieux limité, gros comme une noïsette, Sauf un ganglion de même taille dans le creux axillaire droit, il n’y a ailleurs aucune adénopathie.

AE TUNER “L'examen de l'appareil pleuro-pulmonaire montre une diminution de la respiration des deux sommets, sap« bruits adventicds. RES PA EE ERA Le cœur semble vormal, le pouls est régulier, le fension artérielle csbide MLD LOL \ von ii : Le foie est un peu augmenté de volume et la rate est

Pnau pie sur 4 travers de doigt.

Tous se réflexes tendineux, cutanés et se sont Les urines ne contiennent ni sucre ni albumine. tn y a pas de température. | \ L'examen du sang a donné les résultats suivants Hémoglobie se SOU EU PA | \ de Globules rouges : 5.000.000 ; 1120 Globules blanes : 6.000 : | APR Equilibre leucocytaire : Polynucléaires neutrophiles, ‘65/4; basophiles, 0 ; éosinophiles, 0 » | Grands mononu- CA “cléaires 16 ; Moyens dire 19. té Réaction Wassermann : négative.

Le métabolisme basal est un peu augmenté. | La euti-réaction a la tuberculine est fortement positi- eu ve. Le sujet nie toute spécificité acquise, mais il a des stigmates indiscutables de syphilis héréditaire : lobules

de l'oreille soudés, tubercules de Carabelli, et une radio- graphie pulmonaire remarquable par l’importance de la réaction hilaire, la fibrose généralisée et le nombre de ganglions calcifiés, de toutes tailles, disséminés un peu at partout. |

Nous décidons alors de soumettre ce malade au tra | tement anti-syphilitique : en raison de l'augmentation ) du CHE de son métabolisme de base et des hémopty-

sies qu'il a eues à plusieurs reprises, nous préférons au traitement novarsenical, le traitement par un sel mercuriel soluble, le cyanure de mercure : un centimètre oube de la solution au millième, sera administré chaque jour par voie endoveineuse. Pal

Le traitement, commencé le 18 mai est parfaitement toléré et n’est marqué par aucun incident, et après la 12° injection, on peut constater une amélioration notable : le ganglion occipital a disparu, les ganglions de la région rétro-maxillaire ont diminués de volume et sont mieux limités par suite de la disparition presque com plète de la péri-adénite. À

Le traitement, suspendu quelques jours, doit être continué en ville par le malade. Il sort, en effet, de l’hôpital sur sa demande; son état général est à ce moment parfait (il pèse 65 kilogs). Nous ne l’avons pas revu malgré la promesse qu'il nous avez faite de venir périodiquement se soumettre à notre examen.

Cette observation est intéressante à différents points de vue.

© Te montre d’abord que le changement de milieu que lon retrouve si fréquemment à l'origine de la tuberculose pulmonaire, est susceptible également de favoriser l’apparition de la scrofule: bien portant à la campagne, ce sujet a vu se développer son adéno-

pathie quelques mois après avoir embrassé la profes-

Sion de garçon d’hôtel, à Paris.

Elle prouve aussi que certaines thérapeutiques, mèême parmi les plus énergiques (agents physiques, intervention sanglante) n’amèneront pas toujours la

guérison complète, si l’on n’a pas soin de modifier par un traitement approprié le terrain heredo-syphilitique sur lequel évolue souvent cette tuberculose. L'aspect radiographique des lésions pulmonaires, discrètes mais indiseutables, est un argument de tout premier ordre en faveur de l’hérédo-syphilis.

Ce tuberculeux a supporté fort bien le traitement mercuriel qui à eu sur la périadénite une action in déniable,, | ie

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