LIVRE DEUXIEME
aji
et aussi franchement reproduite qu'observée; quant à la tête, c'est un portrait, et sans doute un portrait d'esclave, vieux, chauve, ridé, la barbe inculte comme ce qui reste de cheveux pendants sur la nuque, l'expression du visage obtuse et reflétant comme une humilité servile. De même tel jeune Lapithe du fronton ouest, front bas, yeux étroits et mornes, nez gros, lèvres épaisses, cheveux drus et durs, cou puissant et court carrément planté sur un torse massif, donne une impression de bête forte (fig. n3).
Il semble un de ces portefaix tout en muscles, abrutis par
un labeur d'animal de somme, qui encombrent les quais et les bazars de l'Orient. Comme nous sommes loin de Phidias, épris d'idéal, interprète ému, non copiste servile de la nature, et, pour revenir à notre point de départ, combien nous sommes loin de Paionioset de sa Niké volante, loin aussi d'Alkamènes et de l'Aphrodite des jardins, chef-d'œuvre de grâce et d'élégance!
Fig. 113.
Tdte de Lapithe. (Olympie.)