L ECOLE DE PHIDIAS
Ce n'est pas à Olympie, mais à Athènes même qu'il faut chercher l'influence de Phidias et les œuvres maîtresses de ses disciples, de ceux qui formèrent vraiment ce qu'on peut appeler la nouvelle école attique.
Le Parthénon était à peine terminé que reprenait à l'Acropole la décoration interrompue du temple d'Erechthée.
Le portique des Cariatides (fig. 114) mérite l'admiration dont il ne cesse d'émouvoir ceux à qui il est donné de fouler le roc sacré de l'Acropole. Pour juger le génie qui sut donner à ces hautes figures figées dans une immobilité de colonnes, avec la force et l'ampleur qu'exigeait leur rôle de support, la souplesse, l'élégance de la jeunesse et de la virginité, il faut voir quelles tristes formes de femmes, grêles et chétives sous la surcharge des ornements et des étoffes, écrasées par le faix de la moins massive architrave, remplissent nos musées sous le nom usurpé de Cariatides. A l'Érechthéion, et là seulement, le sculpteur a compris à quelles conditions des corps féminins, sans rien perdre de leur beauté ni de leur charme propre, peuvent se