‹ La sculpture antiqueChapitre 158 sur 163 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

rolutes d'ordre ionien — mais se distingue des sarcophages trouvés en Étrurie même par la simplicité iévère de ses lignes et la sobriété de sa décoration.

Les Grecs qu'attira dès le ve siècle la gloire grandissante de Rome, qu'appelèrent l'orgueil et le faste des grands, n'étaient dertes pas les premiers artistes de leur pays; leurs œuvres ne sont pas arrivées jusqu'à nous; elles disparurent dans le mépris alors que les Marcellus, [es Fabius Maximus, les Flamininus, les Paul-Emile,

Fig. 167. ■ — Suove taurile.

es Mummius, sans parler des Verres, couvrirent la Ville des dépouilles de Tarente, de Corinthe, de toute ;a Grèce. Mais on peut affirmer que ces statues anciennes, par cela même qu'elles sortaient de mains plus obscures, se modifièrent dans le sens romain comme les stages étrusques, puisqu'aux années même les plus florissantes de l'Empire, alors que les arts delà Grèce avaient ronquis auprès des Romains une faveur exclusive, un mthousiasme sincère chez les uns, factice et de commande chez les autres, les sculpteurs grecs qui se tournèrent vers Rome comme le centre nouveau du monde artistique imprimèrent, bon gré malgré, à leurs œuvres un style qui mérite justement le nom de romain.

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Fig. 168. — La Fortune (Naples).

Nous ne parlons pas seulement des sujets, qui s'adaptent souvent, comme il est naturel, à la religion romaine. Cependant ce défilé de victimes (figure 167), ce porc, ce bélier, ce taureau, la tête ornée de ténies pendantes, le corps sanglé d'une riche ceinture, s'avancent avec une gravité pompeuse de pontifes qui nous transporte bien loin des processions grecques, de la frise des Panathénées, par exemple, où les bœufs se pressent mugissants et en désordre.

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