‹ La sculpture antiqueChapitre 35 sur 163 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

chérib ou d'Assourbanipal, petits, sveltes et nerveux, la tête vive, le sabot preste, fièrement campés sur leurs

Les chiens d'Assourbanipal.

pattes légères, brillamment harnachés et pomponnés, orgueilleux de traîner le Roi, sont comme les ancêtres des chevaux fameux de la frise du. Parthénon. Au contraire, les petits chevaux sauvages, peut-être des onagres,

que reproduit la figure 36, libres et bondissants, lancent une joyeuse ruade, et rien n'est plus juste que le mouvement de la tête et du cou allongés, des oreilles reployées, des pattes de derrière lancées à toute volée, de la queue au vent. Les chèvres, les chameaux, les oiseaux sont exprimés avec le même succès.

Fig. 36. — Chasse à l'onagre.

Mais les fauves qui peuplaient les rives des grands fleuves ont surtout bien inspiré les sculpteurs, et avant tous les autres le plus redoutable, le plus superbe aussi, le lion, qu'il soit vu au repos, comme le petit lion de bronze du Louvre, assis, et grinçant des dents, les pattes déjà tendues, prêtes à la lutte; qu'il sorte furieux de sa cage massive, le corps ramassé, se rasant déjà pour bondir; qu'il soit blessé, accroupi sur son train de derrière: « le trait a percé les poumons ou coupé quelque gros vaisseau; l'animal vomit le sang à

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