LIVRE PREMIER
grecque, avaient permis de constater. C'est par bonheur au Musée du Louvre qu'on peut maintenant admirer une série de bas-reliefs en brique émaille'e qui ornaient le palais de Darius. La figure 44 représente un des archers de la garde royale, un des Immortels , comme Hérodote les appelle.
Bien des détails sont assyriens : la barbe et les cheveux frisés, la longue robe semée d'étoiles et bordée de broderies, les sandales à lacets, les riches armes dorées; la composition aussi de la frise, où tous les personnages — il y en a dix au Louvre — se répètent comme des clichés, sauf que la couleur varie, et surtout le procédé du relief obtenu par la jux-
♦„~~„:..: a i • Fia. 44- — Un archer de Darius.
taposition de briques,
la technique de la coloration et de rémail. « Mais, dit
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M. Choisy, quelle supériorité dans le sentiment de la forme! C'est Part assyrien, mais transformé par une intervention plus ou moins directe des Grecs... Placez à côté du bas-relief émaillé des archers une œuvre archaïque de Part grec, le costume seul marquera la différence d'origine. Colorés Pun et Pautre, bien que par des procédés fort divers, ils ont la même allure, le même sentiment, le même style. Les archers de Suse appartiennent sans réserve à la famille du Soldat de Marathon (voy. infra, fig. 6o); ils ont les finesses grecques, le soldat de Marathon a la démarche solennelle et la gravité susienne.Tous deux sont d'ailleurs contemporains.» En effet, les Immortels et le Soldat de Marathon sont des œuvres du vie siècle. Cette date nous avertit qu'il est grand temps pour nous d'étudier la sculpture grecque en Grèce.