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LES ORIGINES

Quand on veut désigner les plus anciens monuments des arts plastiques en Grèce, les découvertes de Mycènes, de Spata, de Kamiros (île de Rhodes) fournissent invariablement les exemples; et, de fait, nous ne possédons pas de documents plus antiques. Mais il nous semble qu'on ne s'est pas encore assez appliqué à établir entre les objets qui forment ces inestimables collections des catégories pourtant bien nécessaires. On n'a pas déterminé d'une manière assez précise le départ qu'il faut faire, dans les trésors de Mycènes, par exemple, entre les objets d'importation étrangère et ceux de fabrication locale. Il est bien certain que l'œuf d'autruche trouvé dans un tombeau a été apporté d'Egypte en Argolide par quelque navigateur phénicien; au contraire, les stèles funéraires décorées de chars et de guerriers ont été fabriquées en Argolide même. Pour nombre d'autres objets, le problème est moins

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facile à résoudre, et c'est encore une question de savoir si les fameuses épées de bronze incrustées d'or, d'argent et d'électrum ont été faites en Egypte , en Phénicic ou en Grèce, s'il faut y voir des objets simplement importés ou l'œuvre d'artistes mycéniens s'inspirant de modèles étrangers. Il nous semble qu'il suffit de mettre en regard les figures 45 et 46 pour être d'avis qu'on doit rendre aux étrangers ce qui leur appartient, c'est-à-dire les épées. Si nous voulons connaître l'état de l'art hellénique cà cette époque primitive, ce sont les stèles seules qu'il faut étudier, car si les épées sont d'industrie mycénienne, comment se fait-il que les Mycéniens soient, au même moment, arrivés à de merveilleux résultats dans l'art de l'incrustation, très complexe, et soient restés si naïfs en sculpture, bien plus simple et facile? Les stèles sont d'une grossièreté enfantine; le procédé qu'emploie le sculpteur est tout Poignard de Mycônes. primitif : il dessine les figures sur la surface à peine aplanie d'une pierre et creuse ensuite les contours qu'il a tracés. Mais, tandis que nous avons vu les Égyptiens, usant, de la même méthode, couvrir les murs des tombeaux er

Fig- 45-

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