‹ La sculpture antiqueChapitre 57 sur 163 · LIVRE DEUXIEME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEME

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l'Egypte. Appelons encore l'attention sur la ligure 5o. Elle représente une plaque de bronze de'couverte à Olympie, trapèze plus haut que large et divisé en quatre zones. Sur la première sont des oiseaux; sur la seconde, deux griffons affrontés; sur la troisième, Héraklès poursuivant un Centaure; sur la quatrième en- |tejL fin> beaucoup plus grande llWïf que chacune des autres, une divinité orientale, sans doute |J | l'Artémis persique, sous la p||n forme d'une femme ailée , m[ vêtue d'une longue robe , tenant de chaque |U| main, par une patte de derrière, un petit lion. Des pierres gravées, des cylindres chaldéo-babyloniens , depuis longtemps étudiés par Gerhard, ne laissent aucun doute sur l'identification de la déesse ainsi figurée, et l'œuvre, grecque pourtant d'origine — comme le prouve la représentation d'Héraklès et du Centaure, — pourrait passer avant un examen minutieux pour un objet importé.

C'est, du reste, dans les monuments de dimensions médiocres, et dans les objets d'industrie plutôt que d'art, qu'on trouve le mieux marquée en Grèce l'influence orientale. Les menues productions des arts industriels trouvent facilement place sur un navire; les petits bronzes incrustés d'or et d'argent, les plaques

Fig. 49. — Statue de Charès.

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d'ivoire, surtout les ustensiles d'usages variés, et d'abord les vases, donnent lieu à un commerce facile et important. Grâce à leur poids, à leur volume restreint,

grâce à leur prix modique et à leur utilité de chaque jour, ils ne tardent pas à se répandre partout, dans les maisons des hommes comme dans les temples des dieux.

Mais les statues, par exemple, ne sont pas des objets d'un maniement facile, ni, au point de vue du commerce, d'un placement aisé. Nous avons vu ce que produisait, par exemple, et pour ne parler que d'elle seule, la sculpture égyptienne : d'abord les portraits qui devaient être enfouis pour toujours dans les profondeurs mystérieuses des mastabas ou des syringes inviolables, puis des statues de dieux et de Pharaons destinées à orner les temples, statues lourdes de granit, statues le plus souvent colossales. Or les premières ne pouvaient pas, vu leur destination, quitter les puits funéraires, et les secondes eussent été pour les étrangers d'un intérêt bien secondaire.

Fig. 50.

Plaque de style oriental (Olympi

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