‹ La sculpture antiqueChapitre 59 sur 163 · LIVRE DEUXIEM E · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIEM E

grecque. Sans nier absolument l'influence orientale, nous voudrions la voir restreindre et surtout établir d'une façon bien claire que si les sculpteurs grecs, à l'inverse des ce'ramistes ou des orfèvres, l'ont subie dans une très légère mesure, c'est d'une manière inconsciente. Toutes les fois que dans la suite de cette étude, en suivant le développement original de la sculpture grecque, nous noterons quelque trait dû sans doute à l'influence de l'Orient, il sera toujours bien entendu que nous nous trouverons en présence d'un souvenir involontaire bien différent de l'imitation cherchée que les Phéniciens, par exemple, ont faite des Egyptiens et des Asiatiques. Dans la sculpture primitive des Grecs les traits étrangers nous apparaîtront comme des exceptions involontaires; chez les Phéniciens, c'est l'originalité qui fait exception sans que les artistes euxmêmes se soient bien rendu compte de ce fait.

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