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vement, n'a pas su mieux faire que d'agenouiller presque sa figure, dans une attitude bizarre souvent acceptée
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Fig. 69. — Artémis ailée de Dclos.
par les de'corateurs de vases, et qu'ont prise aussi nombre de figurines de bronze trouvées un peu partout, surtout à l'Acropole d'Athènes, des Artémis, des Gorgones ou des Victoires.
A Athènes même, à l'Acropole, ou moins qu'ailleurs l'exception semble avoir pu se rencontrer, plusieurs statues ou statuettes en marbre, de déesses ou de femmes
assises — dont une surtout est importante si l'on doit y reconnaître, comme on l'a voulu faire, l'Athéna d'Endoios, élève du légendaire Dédale, — s'écartent sensiblement par l'attitude surtout, mais aussi par le style, du type reçu (fig. 70).
La statue de prêtre portant un veau sur ses épaules (fig. 71), Hermès Moscophore , comme on l'appelle, mérite une mention toute spéciale.
Il est bien difficile de lui assigner une date exacte, de dire si elle est antérieure ou postérieure à l'Apollon d'Orchomène ou de Ténéa, tant elle montre à la fois d'effort vers l'originalité, et de naïveté dans l'exécution. Le sacrificateur n'est pas nu, car, avec quelque soin, on voit une étoffe transparente et plus que mouillée, un véritable maillot
Fig. 70. — Athcna d'Endoios.
LIVR E DEUXIEM E.
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collé contre tout son corps, et reconnaissable seulement à quelques bourrelets simulant des plis, à un appendice , près des coudes, qui semble indiquer une manche.
La tête, barbue, est peignée avec soin; il pend des boucles sur les épaules, à l'ordonnance. Mais ce qui frappe surtout, c'est la prunelle creusée, à qui, sans doute, l'insertion d'une matière vitreuse ou d'une pierre fine donnait le regard et la vie. Le veau, dont l'homme tient à deux mains les quatre pattes croisées sur sa poitrine, ne manque pas de naturel.
C'est à Sparte surtout, et dans les pays
doriens qui l'avoisinent, que les sculpteurs ont le mieux conservé leur indépendance. Les nombreuses stèles funéraires sur lesquelles depuis quelques années s'est
Fig. 71. — Hermès Moscophore.
arrêtée l'attention des archéologues, très semblables entre elles, très dissemblables des bas-reliefs que nous avons décrits par les sujets et la facture, sont vraiment l'œuvre d'une école indépendante, dont l'existence s'explique d'ailleurs par les conditions mêmes de la vie et de la civilisation Spartiates.
La stèle de Chrysapha (fig. 72) nous représente deux personnages, deux morts héroïsés, sans doute, assis sur un grand fauteuil. Le personnage du premier plan, homme ou femme — le sexe est peu distinct — regarde en face, bien qu'assis de profil; devant lui, de la main droite, il tient un grand canthare; le bras gauche est tendu, la main ouverte fait un geste indicateur ; au second plan, l'autre personnage, sans doute une femme, toute de profil, tient de la droite, sur ses genoux, une grenade; de la gauche relevée, un objet indistinct, peut-être un pan de voile, comme pour s'en envelopper. Derrière le siège se dresse un serpent ; devant le groupe, deux figures très petites, comme il sied aux humains en présence des dieux ou des héros, portent l'offrande d'un coq, d'une fleur et de deux fruits. , Rien d'incorrect ni d'enfantin comme la technique de' ce bas-relief, si ce n'est la composition même de la scène. Le relief est peu saillant, et sauf le visage du premier personnage qui semble, avec son nez busqué, ses yeux énormes, ses joues creuses, son menton mince en galoche, se détacher en caricature, il n'y a ni dans le nu ni dans les draperies aucune recherche de modelé. Les bras sont plats, sans anatomie;les habits sont plaqués sans relief, striés de lignes transversales ou perpendiculaires pour simuler des plis; ces figures de]