Cf. Bergk, op. L, p. 940 : Alcée, fr
4. Cf. P. Gardner, New Chapters in greek History, p. 191 sqq. — Le vers de Solon, conservé par Plutarque (Solon, 26) : NetXou knl Trpo/o^o-i KavwëtSoç kyy 05-ev àxTŸjç, peut fort bien s’appliquer à Naucratis, et le séjour que fit Solon à cet endroit semble indiquer qu’il y avait là, avant Amasis (569-526), des comptoirs grecs. Amasis n’aurait fait que donner la consécration légale à ces établissements grecs, qui dataient déjà de quelque temps et n’avaient été jusqu’alors que tolérés.
fort loin, là où ne pénètrent pas ceux mêmes qui les ont fabriqués, et ainsi peuvent apporter à un art naissant les modèles d’un art plus avancé, il n’en faut mettre que plus d’attention à déterminer quels furent ces objets introduits en Attique par le commerce et quelle en put être l’influence sur l’art et l’industrie du pays. Or, en Attique comme dans le reste de la Grèce en général, les produits de l'Égypte et de l’Orient importés à cette époque lointaine ont au moins un caractère commun, c’est d’être des objets de commerce; les importateurs, quels qu’ils fussent, n’avaient point pour but d'enseigner les arts à des peuplades ignorantes : ils ne voulaient que vendre et acheter. D’un autre côté, les difficultés des longs transports, soit par terre ou par mer, influaient forcément sur le choix des objets qui devaient composer la pacotille ; il fallait que les marchandises ne fussent ni trop lourdes ni trop encombrantes. Bref, objets de vente facile et de petites dimensions, « armes, cuirasses, plaques de métal travaillées, ivoires, tentures brodées, vases de métal et peut-être terres cuites » 1 . Que ces produits des industries égyptienne et asiatique aient exercé une action sur les industries similaires, naissantes ou à naître, de la Grèce, cela va de soi, et l’on ne peut discuter que le plus ou moins d’intensité et de durée de cette action. Que même, considérés indépendamment de la matière et de la technique, ils aient fourni aux ouvriers grecs des motifs d’ornementation, des sujets tout préparés et, si je puis dire, tout un « cahiei d’expressions », cela aussi est fort naturel, et l'on admettra, suivant la formule proposée par Albert Dumont2, que les origines de l’industrie, d'abord, et, plus largement, de la décoration en Grèce s’expliquent en grande partie par l'influence asiatique.
Mais la sculpture? En quoi des objets, tels que ceux qui viennent d'être énumérés, pouvaient-ils aider ses débuts? Les produits des industries d’Orient répandus en Grèce ont pu suggérer au premier apprenti sculpteur l’idée de certains sujets : c’est là autre chose, à quoi nous aurons l’occasion de revenir ; mais tous réunis ne pouvaient lui apprendre l’a b c de la technique de son art. A-t-il eu sous les yeux, pour lui servir de modèles, des statues étrangères? Voilà le premier point à