Cf. encore la planche- IV des Musées d'Athènes
6. Cf. ci-dessus, p. 149. — Comparer, par exemple, une tête d'homme découverte à Délos (Bull. corr. hell., III, 1879, pi. VIII, adroite; Homolle, De antiquiss. Dianæ simulacris, pl. V, 2).
7. Cf. Bull. corr. hell., XXIV, 1900, pl. VI-VII, p. 605 sqq. (Homolle).
LES STATL'ES DE FEMME
quelques analogies superficielles, puisque, dans les deux, on retrouve la même forme des pendants d'oreille, le même travail des yeux, au globe rapporté et incrusté, et une exécution sensiblement pareille des boucles de cheveux au dessus du front. 11 serait malaisé de rencontrer rapport plus étroit entre deux figures, qui ne sont d’ailleurs pas de même provenance, qui ne sont pas non plus exactement contemporaines *, et qui ont été travaillées pour une destination si différente, l’une étant une statue isolée, et l’autre devant faire office de support dans la façade d’un édifice. Or il est naturel, déjà, d’attribuer les sculptures du Trésor des Siphniens a un artiste insulaire, soit de Siphnos même ou de sa grande voisine Paros1 2. Mais, de plus, ce Trésor des Siphniens a été bâti sur le modèle du Trésor des Cnidiens ; il en était presque une réplique; et ses caryatides particulièrement paraissent si bien être les sœurs de celles de Cnide que, seules, des raisons matérielles ont empêché de les attribuer les unes et les autres à la même construction3. Si l’on rapproche, en effet, les deux têtes heureusement retrouvées d’une des caryatides de Siphnos et d’une des caryatides de Cnide 4, et qu’on ne se laisse pas entraîner à trop de subtilité en vue de leur assigner, à toute force, une origine distincte, on sera frappé de la très grande parenté qui les unit toutes deux; pour mieux dire, on n’apercevra guère entre elles d’autres différences que celles qu’un artiste est bien obligé de mettre entre deux de ses productions successives, lorsqu'il ne veut pas les faire absolument pareilles. Que si, d’ailleurs, les caryatides de Cnide devant être attribuées à un Grec d’Asie, on préfère attribuer celles de Siphnos à un Grec insulaire, à un Parien peut-être, leur étroite ressemblance atteste à quel point les ateliers insulaires ont suivi de près l’art de l’Ionie proprement dite. — C’est à cette même famille insulaire et asiatique, à la famille de ces caryatides de Siphnos et de Cnide, qu’appartient, sans contestation, la grande coré 682 du musée de l’Acropole.
Une autre coré , qui porte le n° 675 (Au musée de TAcrop., p. 321, fig. 30), est inséparable de la précédente5; car elle