‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 135 sur 312 · Cf. ci-dessus, p. 228, premières lignes de la note · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 228, premières lignes de la note

4. Pour la bibliographie de la coré à bottes rouges , cf. Mv^psia Tijç 'E/.Xotooç, pl. XXVI; y ajouter : Perrot, Hist. de l'art, VIII, p. 579, fig. 291. — On a songé quelquefois à voir en cette statue une représentation d’Aphrodite, à cause de la colombe qu’elle porte dans la main gauche ; mais cette hypothèse reste bien incertaine.

5. N° 643 du musée de l’Acropole : cf. Pawlowski, op. L, p. 211, fig. 69; Mv7|p.eïa rŸjç 'EXXôtSo;, pl. XXXI, 1, en haut ; Lepsius, op. L, p. 73, n° 56, fig. 6 (avec une note de M. Wolters) : marbre pentélique.

LES STATUES DE FEMME

et la qualité du sourire ne diffèrent en rien sur ce visage et sur celui de la coré à bottes rouges \

Un second exemple pareil de ce désir et de cette incapacité, à la fois, d’atteindre le but que proposaient aux Attiques les séducteurs de l'Ionie et des Iles, est fourni par la petite coré n° 676 [Au musée de l’Acrop ., p. 313, fîg. 29). Celle-là aussi est en marbre pentélique -, et a donc dû être faite à Athènes ; comme la coré à bottes rouges , c’est une œuvre vulgaire et médiocre, qui ne mérite pas une longue étude. Elle est tout ionienne par les moindres détails du vêtement et de la coiffure ; et j’ai même cru pouvoir désigner de quelle statue en particulier elle avait été imitée1 2 3. Mais ces détails sans exception, soit que l’on prenne les plis de l’himation ou ceux du cliitôn, ou le bord festonné de l’iiimation sur la poitrine, ou les frisures des cheveux sur le front, révèlent tous la lourdeur et l'inhabileté de la main qui les a exécutés. Et le caractère du visage achève de prouver que l’auteur était bien un Attique : la face osseuse et large, le front plat, les yeux4 et la bouche rectilignes malgré l’expression souriante, le petit sillon vertical sous la lèvre inférieure, et les deux parenthèses qui ferment les coins des lèvres sont des traits que nous avons remarqués déjà dans les produits du primitif archaïsme attique, en dernier lieu chez le Moschophore et les autres figures ses contemporaines5.

A ces quelques marbres, dont je n’ai garde, on l’a vu, de m’exagérer l’importance, succéderont ici trois œuvres d’un plus vif intérêt. Celles-là, ce n’est pas les lourdeurs ou les

1. A mentionner encore, sans qu il vaille la peine d’y insister, une troisième œuvre, lourde et médiocre, de la même catégorie : c’est une petite tête qui porte à l’Acropole le n° 666. On a retrouvé, plus tard, le torse de la statuette dont elle faisait partie, et le tout a été publié par M. Pawlowski, op. L, p. 193, fig. 57.

2. Cf. Lepsius, op. L, p. 73, n° 54. — Pour la bibliographie relative à cette coré , cf. Au mus. de l'Acrop., p. 312, note 1; y ajouter: Perrot, Hist. de l'art, VIII, pl. IV, 1 (vue de dos, en couleur).

Page 1