‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 136 sur 312 · Cf. Au mus. de l'Acrop., p. 312 sqq · texte numérisé non relu

Cf. Au mus. de l'Acrop., p. 312 sqq

4. A noter que le plissement de la peau sur la paupière supérieure est justement indiqué. Je reviendrai plus tard sur ce détail.

5. Je mentionne en passant, comme appartenant à la même catégorie de grossières imitations attiques du type ionien, deux statuettes très petites de l'Acropole : n° 667 (inédite) et n" 668 (’Esïjui. àpx-, 1883, pl. VIII, à droite : Lepsius, op. L, p. 70, n° 31 : marbre de Paros). Elles sont sans valeur et sans grand intérêt. — On peut y joindre encore la petite tête (inédite) n" 651.

défaillances de l’exécution qui les maintiennent éloignées de l’idéal ionien : un irréductible fonds d'atticisme perce en elles, et leurs auteurs ont conservé, dans une mesure qu’ils n’ont d’ailleurs pas réglée volontairement, qu'ils ont même plutôt ignorée, certaines traditions de l’art indigène. Ainsi, la coré 672 ( Au musée de l'Acrop., p. 173, fig. 15), en marbre des Iles1, a beau serrer coquettement les plis de son chitôn collant, déployer sur elle les bords en festons de son himation, porter aux oreilles les lourds disques tleuris de couleurs, et, au dessus du front, d’élégantes frisures dont le rang supérieur rappelle même d’assez près celles de la grande coré 6822, tout cela prouve sans doute que l’auteur entendait travailler dans le genre ionien, et son dessein apparaîtrait mieux encore si les vêtements n’étaient pas aujourd’hui appauvris de leur vive décoration peinte. Mais considérons ensuite le visage et l’allure générale du corps : des yeux rectilignes, bien ouverts et regardant droit devant eux; une bouche sans sourire, au repos; la tête redressée et fixe; le corps, à son tour, fermement redressé, avec un soupçon de rigidité dans son élancement mince et une vigueur un peu sèche dans le travail des jambes3 4. — Pour apprécier mieux ces qualités de fermeté, de précision, de simplicité franche, il faut refaire, à l’aide de photographies, le contrôle auquel se prêtent à merveille, grâce à un rangement bien compris, les originaux eux-mêmes dans la salle du musée de l’Acropole, c’est à dire replacer cette coré a côté de toutes les « Ioniennes » classées dans le premier groupe, et comparer sa physionomie calme à leur sourire affecté, sa tête relevée droit à leur visage penché, la netteté fine de ses formes à leurs formes plus épaisses, plus rondes, plus molles, et l’on s’apercevra tout à coup que, tâchant de passer pour une Ionienne, elle est apparentée davantage, en son vrai fonds, à la statue xoanisantek . Mais son auteur serait peut-être fâché d’un tel rapprochement; car c’est à son insu, je crois, non par vouloir et raisonnement, qu’il est resté plus attique qu’il ne le pensait. — J’ai proposé5 d’attribuer au même artiste une seconde

1. Cf. Lepsius, op. I., p. 69, n° 13. — Pour la bibliographie, cf. Au mus. de l'Acrop ., p. 331, note 1.

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