‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 144 sur 312 · Cf. Au mus. de l'Acrop ., p. 357, note · texte numérisé non relu

Cf. Au mus. de l'Acrop ., p. 357, note

3. Cf. le jugement de M. Arndt, le plus récent commentateur de cette statue (Brunn-Bruckmann’s Denkmæler , notice de la pl. 536).

4 Cf. Lepsius, op. L, p. 71, n° 32. — Pour la bibliographie concernant cette figure, cf. Au mus. de l'Acrop ., p. 338, note 2 ; y ajouter : Perrot, Hist. de l'art , VIII, p. 605, fig. 304.

LES STATUES DE FEMME

pas à pas, en quelque sorte, le travail du sculpteur. Son sujet lui était imposé à la fois par les habitudes de la dévotion d’alors et par la mode du jour : une figure de femme debout, vêtue à l'iomenne, coiffée avec l’élégance et dans la forme obligées, la têie ceinte de la stéphané. Notons, détail après détail, en quoi cette coré, si conforme au type ionien par la donnée originelle, va différer des « Ioniennes », à cause de la manière dont l’artiste comprendra l’exécution de chaque détail. La stéphané, d’abord? Ce sera le cercle le plus simple, le plus ordinaire, posé sur la tête horizontalement, sans ces variations de contour qui servent ailleurs à en accroître l’agrément h Les frisures des cheveux? Elles seront réduites à un seul rang de simples languettes plates, un peu amincies, puis recroquevillées à l’extrémité. Pour mieux juger du procédé, que l’on se rappelle la coré 682, la plus luxueuse des « Ioniennes »1 2, et qu’on examine quel large espace a été ménagé entre son front et sa stéphané en vue d’un étalage plus abondant de ses frisures, et de quelles légères stries tremblées le dessus de chacune des languettes y est sillonné, comme si l'auteur avait ambitionné de rendre tous les cheveux, un à un, jusqu’au dernier. Les grandes boucles tombant sur la poitrine? Ce sera de larges découpures carrées, avec un semblant d’ondulation sur la tranche extérieure ; certes, des boucles exécutées de cette façon se rencontrent dans plus d'une autre statue, mais on ne les trouvera nulle part aussi lourdement carrées, aussi dédaigneuses de souplesse et de grâce. Et le cliitôn, avec ses plis menus et serrés sur la poitrine ? L’artiste ne songera pas à faire un choix entre le procédé dit « des cannelures » ou celui « des cordons en relief » 3 ; quelques traits peu profonds, peu réguliers, rapides, lui suffiront. Et l’himation enfin, avec le gros bourrelet que fait l’étoffe repliée en double, de l’aisselle gauche à la première agrafe sur l’épaule droite ? Généralement, même dans des œuvres de petite taille et de la plus médiocre exécution 4, ce bourrelet est dessiné avec un grand soin, quelquefois avec recherche, et recouvert d’élégants plis en zigzags ou en festons : ici, il sera constitué par la réunion de deux étroits

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