Cf. ci-dessus, p
3. Ce ne peut pas être un hasard si, des trois statues composant notre dernier groupe, la coré signée d’Anténor et la coré 671 sont les deux plus grandes entre toutes les figures de femme debout qu'on a retrouvées sur l’Acropole, et si la coré 669 elle-même compte parmi les quatre ou cinq plus grandes. En général, les corés ioniennes ou de style ionien sont plus petites que nature des dimensions un peu réduites s’accordaient mieux avec le genre de travail minutieux dont ces figures étaient l’objet.
reliefs de divers ordre, appartenant à la seconde moitié du vie siècle, confirment les témoignages que nous a apportés sur l’état de l’art attique à cette époque la longue théorie des corés h
1. Je n’ai cité jusqu’à présent que des statues de femme debout, celles à qui principalement s’applique le nom de corés. Les statues de femme assise sont très rares pour cette période; il y en a deux exemples seulement à l’Acropole, et dans un tel état de mutilation qu’il sera suffisant d’en avoir fait une simple mention. Ce sont : 1° le fragment n°620 (Au mus. de l'Acrop., p. 439, fig. 46), partie inférieure d’une grande statue qui témoigne déjà de l’influence de l'art ionien et peut être datée entre 550 et 525 ; je ne crois pas qu’on doive accepter l’hypothèse de M. Collignon (Hist. sculpt. gr., I, p. 357, note 1), à savoir que ce morceau proviendrait d’une « figure d'homme assis, vêtu du chitôn ionien »; 2° le fragment n° 329 (Au mus. de l'Acrop., p. 169, fig. 14), provenant d’une petite statue qui se rangerait plutôt, semble-t-il, dans la catégorie des « pseudo-ioniennes » ou même des pures « Attiques ». — Quant au beau fragment de statue assise n° 618 (Ibid., p. 195, fig. 21), il paraît appartenir à une époque plus récente, et nous le retrouverons plus loin.