‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 157 sur 312 · M. Collignon il. L, p. 301), la date de 510 environ · texte numérisé non relu

M. Collignon il. L, p. 301), la date de 510 environ

3. Cf. la théorie de M. Furtwængler, Meisterw. gr. Plaslik, p. H2.

LES STATUES D’HOMME

grecques, et, par suite, un trait général de l’art grec. Il ne me paraît pas douteux que ce type ne se soit développé, comme toute la plastique en son ensemble, à la fois dans les ateliers de la Grèce orientale et dans ceux de la Grèce occidentale b Il est vrai que l’étape capitale de ce développement, à savoir la disjonction des deux jambes jusque là collées ensemble et l’avancement progressif de la jambe gauche sur lajambe droite, paraît bien avoir résulté de la vue et de l’imitation de modèles égyptiens1 2; et c’est par les Ioniens, naturellement, que la Grèce dut faire cet emprunt à l’Égypte3. Mais, si les Ioniens furent les premiers à exploiter cette nouveauté, par cela même qu’ils l’exploitèrent, ils la répandirent; et elle cessa vite de n’appartenir qu’à eux seuls. L’avance qu’ils prirent de la sorte, ils ne la gardèrent pas longtemps ; mais leur avance véritable était ailleurs. La supériorité de leur art ne tenait pas à la possession de tel ou tel type, mais à leur façon de traiter ces types divers, à l’habileté avec laquelle ils savaient travailler la matière, et à la qualité de vie aimable et séduisante dont ils savaient l’animer. La coré aux draperies peintes leur fournissait le plus beau champ où déployer leur savoir et leurs séductions ; mais même le type plus sévère du y.oüpoç leur offrait encore, dans le modelé des chairs, dans les élégances de la coiffure et dans l’expression souriante de la physionomie, de quoi montrer leur talent et manifester les préférences de leur esprit. — Il n’y a donc pas, en somme, à chercher des raisons particulières pour expliquer l’introduction en Attique du y.oupcç ionien ; il y est venu soit d’Asie ou des Iles (plutôt des Iles), en même temps que la coré ionienne et pour les mêmes causes. C’est l’art ionien tout entier, et non pas tel ou tel de ses produits seulement, qui s’est imposé à Athènes après 550.

A côté des y.cupci, il existe une autre sorte de figures d’homme, dont plusieurs échantillons se rencontrent au musée de l’Acropole. Les y.sDpoi sont des figures idéales ; ce qui ne veut

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