‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 16 sur 312 · Cf. Dumont, Céramiques, I, p · texte numérisé non relu

Cf. Dumont, Céramiques, I, p

cénienne », a affirmé que « l’artisan de Mycènes est le prédécesseur et l’ancêtre direct des grands artistes du siècle de Périclès et de celui d’Alexandre » ; que les œuvres de la plastique mycénienne sont « les premiers anneaux de la chaîne, à l'autre bout de laquelle il y a les statues de Phidias et de Lysippe » ; et qu’ainsi « l’art mycénien est le premier chapitre ou plutôt la préface de l’art grec classique »’. Malgré l’autorité et la science de M. Perrot, je crois que de telles affirmations ne sauraient être acceptées sans de graves réserves-. La Grèce antérieure à l’invasion dorienne me semble être bien différente de la Grèce postérieure, de la Grèce accrue de l’élément dorien d’abord, puis répétrie, transformée dans ses anciens éléments et inspirée d’un nouvel esprit par l’influence des derniers arrivés1 2 3. La Grèce préhellénique semble être presque un autre pa}Ts, du moins elle n’est pas habitée par le même peuple exactement que la Grèce hellénique. Et cette différence entre l’une et l’autre se marque nettement dans leur art à chacune. Mais, du reste, la civilisation « mycénienne » fut étouffée par les envahisseurs doriens, et elle disparut peu à peu, ne laissant d’autres traces apparentes que des murailles de villes et quelques grandes constructions funéi’aires émergeant au dessus du sol ; et il a fallu, de nos jours, la vaillance et la passion de Schliemann, poussant ses fouilles au plus profond des remblais de Mycènes, puis la méthodique divination de M. Arthur Evans, pénétrant au cœur même de ce grand secret d’histoire ancienne, pour rendre à la lumière les monuments d’un art qui, au temps d’Homère déjà, était fort obscurci dans la mémoire des hommes.

Reconnaissons néanmoins qu’une ruine de ce genre ne saurait être absolument complète ; d’un naufrage si vaste, il surnage toujours quelques épaves4. Il est presque inévitable que,

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