Cf. Athen. MifAheiL, IV, 1879, p. 40 (Lœschcke
LA SCULPTUKE ATÏIQLE AVANT PHIDIAS
Les deux pratiques, tout en étant l’opposé l’une de l’autre, se justifient parla même raison, laquelle découle de l’origine et delà nature du relief1. Il s’agit toujours de détacher avec netteté devant les jeux du spectateur les figures diverses qui constituent la décoration monumentale, autrefois peinte aplat, maintenant sculptée en relief. Si ces figures et le fond auquel elles sont encore attachées ou contre lequel elles s’adossent sont également coloriés, l’inconvénient sera le même que si la couleur était également absente de partout ; le but visé ne peut être atteint que s’il y a contraste, pour le coloris, entre fond et figures. Du moment que les figures d’un fronton cessaient d’être peintes de la tête aux pieds, et qu’elles se faisaient plus claires et plus légères, le mur du tympan devait forcément recueillir toute la couleur dont elles se dépouillaient, et se faire, à son tour, plus opaque et plus foncé2. Le coloriage total des fonds résulte donc du non-coloriage partiel des figures. Et, en Attique