I. — FRONTON DE L’HYDRE
Malgré ses trous, ses défauts, son peu d’attrait, c’est avec une sorte de respect qu’il convient d’examiner le fronton de l'Hydre h L'œuvre n’est pas belle, mais elle doit être pour nous vénérable; car c’est la première en date de celles qui ont subsisté de l’école attique, et il est peu probable que l’on en
c’est dans lespages 231-232 qu’ils’est expliquéleplus, à propos dedeuxmasques humains très grossiers, jadis publiés par moi (cf. Rev. arch., 1891, pl. X). Mais il s'est mépris sur l’importance que je donne à ces masques. Je croyais pouftant n’avoir négligé aucune précaution pour qu’on évitât cette erreur. M. Wiegand dit que ces masques sont de simples amusements d’ouvriers quelconques : j’avais dit (cf. Rev. arch., 1891, I, p. 314; Au mus. de l'Acrop., p. 13-14) qu’ils étaient « de la main du premier venu, d’un enfant, si l’on veut »; qu’ils n’étaient, « à aucun degré, des œuvres d’art»; que la barbarie de l'exécution ne suffisait pas à prouver qu’ils fussent très anciens, et qu’ils pouvaient « fort bien avoir été exécutés alors que la sculpture en pierre était déjà très développée ». Je les avais pris seulement comme des « pièces de démonstration », c’est à dire des exemples concrets, susceptibles d’éclairer mes explications théoriques. Qu’on supprime ces examples, les explications subsistent toujours, et M. Wiegand reconnaît qu’elles ont leur raison d’être. 11 n'est donc pas exact de dire que toute ma construction s'écroule, parce qu’elle était fondée sur ces deux masques, mal interprétés : d’abord je les ai interprétés à leur juste valeur, tout comme M. Wiegand; et secondement, je ne les ai jamais crus nécessaires pour le reste de ma construction théorique, puisque j’ai dit, au contraire, qu’ils « ne seraient pour cette théorie qu’un très faible soutien, s’il n’y en avait aucun autre, et que l’on aurait à peine le droit de tirer d’eux un semblant de preuve » (cf. Rev. arch., 1891, I, p. 316; Au mus. de l'Acrop., p. 16).
1. Découvert dans les fouilles de 1882 (cf. ’Ecpyjp. àpx-, 1883, p. 39-40) ; publié pour la première fois par M. Purgold [Ibid., 1884, p. 150 sqq., pl. VII, 1-3; 1885, p. 233 sqq.). — Cf., en outre, Alhen. Mittheil., X, 1885, p. 237 sqq., 322 sqq. (Meier) ; Arch. Jahrbuch, I, 1886 (Studniczka) ; Au mus. de lAcrop., p. 26 sqq.; Mv^psta Tr,ç 'E),>.â6o;, p. 15 sqq. (bibliographie), pl. IV, 4 (Wolters); Perrot, Hist. de l'art, VIII, p. 533, fig. 273; Wiegand, Poros- Architeklur, p. 192 sqq. (bibliographie), pl. VIII, 4 (en couleur); Brunn- Bruckmann’s Denkmæler , 16.