‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 216 sur 312 · Cf. Au mus.de l'Acrop ., p · texte numérisé non relu

Cf. Au mus.de l'Acrop ., p

4. La disposition et le genre de ces frisures sont exactement les mêmes que dans une autre coré d’Éleusis {Mus. nat. d'Athènes , 24), qui sera mentionnée au chapitre suivant.

COURANT ATTICO-DORIEN

la haute stéphané ou d’une élégante couronne, on ne trouve qu'un simple ruban plat, pareil à celui que porte à la même place la coré d'Euthydicos. Si les jeux, restés à l’état d’amande brute, que la couleur devait compléter ', sont toujours trop gros, du moins sont-ils correctement posés et bien rectilignes. Et la bouche surtout, sans ombre de sourire, voire un

Fig. 27. — Tète d’une statuette de coré (Athènes, Musée national).

peu morose1 2, témoigne que le modeste auteur de cette modeste offrande avait sous les yeux ou dans l’esprit un type de phy-

1. C’est le travail des yeux qui est, en général, le plus négligé dans les têtes archaïques de petites dimensions : cf. Au mus. de l'Acrop ., p. 309-310.

2. Notre fig. 27 montre cette tête telle qu’elle est au musée d’Athènes, sur son socle de plâtre peint ; or, elle est trop inclinée en avant, ce qui lausse un peu son caractère.

sionomie analogue à celui que nous avons constaté clans Je? deux corés de l’Acropole.

L’œuvre la plus caractéristique en ce genre, avec la coré d'Euthydicos , est la tête, de grandeur naturelle, d’une statue de jeune homme, qu’on pourrait appeler 1 Æhèbe blond , à cause de la couleur jaune d’ocre (non pas rouge, selon l'usage général) dont ses cheveux ont gardé la trace1. Cette tête [An musée de l'Acrop ., p. 375, fig. 39), découverte plus de cinq ans après la coré d'Euthydicos 2 3, a été deux fois la bienvenue, à cause de sa valeur et de son intérêt propres, et parce que sa frappante ressemblance avec la coré d'Euthydicos mettait fin à l'isolement relatif de celle-ci dans l'histoire de l’art. Dès lors, ce n’était plus un témoin unique, mais deux témoins importants et en parfait accord, qui révélaient l’évolution de la sculpture attique au commencement du Ve siècle.

L’arrangement des cheveux, dans cette tête, retient d’abord l’attention. L’usage était, à l’époque archaïque8, que les cheveux fussent portés longs, et, de plus, étalés dans toute leur longueur, tandis qu’au v° siècle, dès la première moitié du siècle, l’usage plus pratique prévalut de les porter courts ; mais, entre ces deux usages opposés, il exista une mode intermédiaire, consistant à porter encore les cheveux longs, sans les laisser flotter sur les épaules et le dos. L 'Éphèbe blond de l’Acropole fournit le plus ancien exemple aujourd’hui connu de cette mode dans les statues athéniennes. Les cheveux sont tressés en deux nattes, qui partent respectivement de derrière chaque oreille et sont ramenées en sens inverse jusqu’au dessus du front, où elles sont nouées ensemble par leur extrémité, formant ainsi une sorte de couronne qui cercle le crâne entier ; le nœud des deux tresses est dissimulé sous une par-

1. N° 689. Bibliographie dans les Mvrjgsïa 'EXXâôoç, pl. XXV11I; y ajouter : Bulle-IIirth, Schœne Mensch : Altertum, pl. 54, et pl. 53, en haut; Perrot, Hist. de l'art , VIII, pl. XIV. — Un fragment de torse, très mutilé, qui provient peut-être de la même statue que cette tête, a été signalé par M. Wolters ( Athen . Mittlieil ., XII, 1887, p. 266), puis par M. Græf {Ibid., XV, 1890, p. 21, n" 7), et reproduit par M. Kalkmann ( Arch . Jahrbuch, VII, 1892, p. 131, fig. 3 ; commentaire, p. 136 sqq.).

2. Elle fut exhumée en septembre 1887 : cf. Athen. Mittlieil., XII, 1887, p. 266 (Wolters). Le buste de la coré d'Euthydicos avait été trouvé en 1882 : cf. ’Eçrip.. àpx-, 1883, p. 44, n° 26 (Mylonas).

3. Cf. J. Lange, Darstellung d. Menschen, trad. Mann, p. 49 sqq.

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