‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 252 sur 312 · Cf. Homolle, op. L, pl. XLVI-XLYII · texte numérisé non relu

Cf. Homolle, op. L, pl. XLVI-XLYII

ment l’essentiel1. L’étroite relation entre ces vases attiques du commencement duve siècle et les métopes du Trésor élevé par les Athéniens aussitôt après Marathon se marque jusque dans un détail accessoire assez curieux, à savoir ce carquois et cette draperie, cet arc et cette massue, que nous voyons parfois jetés dans le champ de la métope2, comme on les voit souvent, ou d’autres objets analogues, parsemés dans le champ de la peinture3. Il y a donc eu, au début du ve siècle, parité d’efforts entre certains des peintres et certains des sculpteurs de l’Attique, en vue d’atteindre à des qualités de netteté et de sûreté, de précision et de concision, que l’art attique n’avait jamais possédées à ce degré, et dont l’avait plutôt détourné l’imitation trop assidue des Ioniens. N’oublions pas, d’ailleurs, que cette tendance, moins prononcée, il est vrai, nous était déjà apparue dans quelques autres œuvres : premièrement, dans la stèle de Y Hoplitodrome 4, et, plus récemment, dans un petit torse de l’Acropole5 6; or, en examinant avec soin les métopes de Delphes, on y retrouve l’équivalent exact de ce petit torse athénien, dans tel héros combattant5, où le dessin apparaît un peu adouci relativement à celui des Héraclès et des Géants cités tout à l’heure.

Car il s’en faut de beaucoup que les figures de Delphes soient toutes conformes à un type unique ; cette vigueur et cette netteté du dessin, sur lesquelles nous venons d’insister, ne

1. Le meilleur exemple à citer entre ces vases attiques, au point de vue où je me place ici, est le cratère signé d’Euphronios, au Louvre, avec représentation de la lutte A' Héraclès et Antée; le torse nu d’Antée offre le plus vif intérêt par rapport aux sculptures de Delphes (cf. une excellente reproduction de cette partie du vase dans Pottier, Atlas des vases du Louvre, II, pi. 100). C’est ce torse d’Antée que M. Kalkmann avait déjà pris, avec raison, comme type général, dans son étude, que j’ai citée ci-dessus (p. 407, note 1), sur une statuette en bronze du Louvre : cf. Arch. Jalirbuch , VII, 1892, p. 138, fig. 6. — Je rappellerai aussi, parce que les sujets qui les décorent sont empruntés aux exploits de Thésée , deux coupes : l’une, de la collection ïricoupis, à Athènes (cf. Journ, hell. stud., X, 1889, pi. 1, p. 231 sqq. ; Ilartwig, Griech. Meisterschalen , p. 124 sqq.); l'autre, de l’ancienne collection de Luynes, aujourd’hui à la Bibliothèque nationale, à Paris (cf. De Ridder, Catal. des vases peints de la Bihl. nal ., n° 534, p. 403). M. Ilartwig attribue la première de ces coupes à Euphronios, la seconde à Amasis.

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