‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 258 sur 312 · CONSÉQUENCES DE L’INVASION PERSE · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES DE L’INVASION PERSE

Lorsque les Athéniens, en 479, reprirent définitivement possession de leur ville et de leur sol, et que la victoire de Platées les eut garantis contre un nouveau retour offensif des Perses, le nom d’Athènes était glorieux, mais l’Attique était ruinée. Les édifices publics et les maisons n’étaient plus qu’un tas de décombres ', et la campagne était dévastée ; les belles plantations d’oliviers, que Pisistrate avait encouragées 1 2 et qui devaient être alors en plein rapport, n’existaient plus 3, et il fallait longtemps pour raviver cette source importante de la richesse du pays. — Or, sans tenir compte des difficultés matérielles, ni de la grandeur de la besogne à accomplir, ni des indications historiques les plus certaines, on est souvent porté à se figurer que les ravages de l’invasion furent effacés sur-le-champ, que ces ruines se couvrirent tout de suite d’une moisson de fleurs; et, parce que « l’olivier sacré du temple d’Érechthée, brûlé jusqu'au pied, avait repoussé d’une coudée la première nuit », on voit, volontiers dans ce miracle inventé « l’image de la rapidité avec laquelle un peuple dans tout l’élan de sa jeunesse et de son génie allait réparer ses désastres » 4 : et l’on substitue ainsi la légende à l'histoire. On prête à Thémistocle et à Kimon un rôle qui n’a pas été le leur; on fait dePériclès, pour les embellissements de la ville, le simple continuateur d’une œuvre commencée avant lui et régulièrement poursuivie depuis 479, et l’on reporte dans la

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