Cf. Curtius, op. I. , p
2. Ces 460 talents auraient été la somme requise annuellement pour 400 trières, pendant les huit mois de la campagne : cf. Busolt. Griecli. Gesch. -, III, p. 79.
3. Curtius [op. Z., p. 427) disait 4.800 talents. Sur d’autres chiffres erronés, que donnent des écrivains anciens, cf. Busolt, op. Z., p. 204, note 2. Le chiffre de « plus de S. 000 talents » a été fourni par le papyrus grec conservé à Strasbourg et publié par M. Keil sous le nom d’ Anonymus Argenlinensis (Strasbourg, 4902).
4. Sous l’archontat d'Euthydémos, 430/449; proposition faite par Périclès. Ces renseignements précieux, qui fixent une date jusqu’à présent mal connue, viennent de V Anonymus Argentinensis : cf. l’approbation donnée par M. Foucart à la démonstration de M. Keil (Bev. de philol. , XXVII, 1903, p. 9).
avait été tentée, et une décision singulièrement intéressante avait été prise, en vue de la réparation de ces désastres. Vers 456, Périclès fit rendre un décret à fin d’inviter toutes les cités grecques sans exception, « européennes et asiatiques, grandes et petites », à tenir un congrès pour délibérer d’objets divers, dont le premier était la réfection « des temples grecs qu’ont brûlés les Barbares » L Ce congrès panhellénique devait se réunir à Athènes ; et les temples de l’Attique tous abattus, l’Acropole dévastée, les maisons de la ville reconstruites à la hâte auraient dit éloquemment aux députés les souffrances et les ruines que les Athéniens avaient endurées pour la cause nationale : c’est aux temples d’Athènes que Périclès pensait d’abord, et c’est d’eux, certainement, qu’on se serait occupé d’abord. Le refus des Spartiates, qui n’avaient pas un intérêt personnel en cette affaire, empêcha le plan de Périclès d’aboutir. Athènes se retourna alors vers ses alliés, et il fut décidé, en 454, que désormais un 60e des contributions de la Ligue (une mine par talent) serait consacré à réparer le dommage que les Perses avaient causé à Athéna, patronne d’Athènes, c’est à dire, en termes plus directs, employé pour la reconstruction des édifices de l’Acropole1 2. Ces prémices, régulièrement versées à la caisse d’Athéna à partir de 454, aidèrent en effet à pajrnr les dépenses faites sur l’Acropole de 447 à 432 ; et les textes officiels eux-mêmes témoignent que ce n’est pas seulement avec leur propre argent, mais aussi avec celui de leurs alliés, que les Athéniens élevèrent le Parthénon et les Propylées 3.
En résumé, Athènes, dont les ressources domestiques se sont naturellement accrues d’une façon constante, depuis 479, par la remise en valeur de son territoire et par l’extension de son commerce, consécutive à l’extension de sa puissance mili-