‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 274 sur 312 · Cf. Berlin. Sitzungsb., 1892, p. 53-54 (Conze · texte numérisé non relu

Cf. Berlin. Sitzungsb., 1892, p. 53-54 (Conze

5. A Rome, Musée des Thermes. Cf. Ilelbig, Ftthrer 2, II, 927; Brunn- Bruckmann’s Denlcmæler , 223; S. Reinach, Têtes antiques , pl. 20-21, p. 17-18 (bibliographie). — Pour le rapprochement entre la tête Ludovisi et la tête d 'Harmodios, cf. Annali, 1874, p. 39 (Kékulé) ; Athen. Mittheil ., XV, 1890, p. 3 (Græf); Furtwængler, Meisterw gr. Plastik , p. 76, note 3.

6. Cf. Benndorf, Metopen von Sellaient, pl. Vil ; Brunn-Bruckmann’s Denkmæler, 291, A. — Pour le rapprochement entre la tête de cet Héraclès et la tête A' Harmodios, cl. Athen. Mittheil., IV, 1879, p. 76, note 2 (Milchhœfer) ; Ibid., XV, 1890, p. 11 (Græf); Furtwængler, Meisterw. gr. Plastik, p. 76, note 2.

a exposé quelle ressemblance unit, pour le caractère foncier et l’inspiration générale, la tète d 'Harmodios et plusieurs têtes des frontons d’Olympie. Ces rapprochements précis, concernant la seule tête subsistante, s’accordent avec l’impression que nous avait déjà causée l’examen des deux torses : les statues de Naples ne se rattachent pas à l’art attique de la fin du vic siècle, et, puisqu'elles sont certainement d’origine attique et qu’elles ont néanmoins tant d’affinités avec des œuvres « doriennes » postérieures à 500, elles ne peuvent donc être, elles-mêmes, que postérieures au moment où les influences dites doriennes agirent fortement à Athènes.

Ainsi ces statues n’ont, dans leur facture et leur style, rien de commun avec l’unique œuvre par où nous puissions saisir directement Anténor; en outre, il paraît inadmissible qu’un sculpteur athénien du vie siècle ait été en état de les exécuter, cependant que les Tyrannoctones d’ Anténor doivent, selon toute vraisemblance, être datés des environs de 505. Par un autre point encore, les statues de Naples décèlent une époque relativement récente : je veux parler de la qualité de leur groupement. Nous avons vu1 2 que le grand groupe central du fronton de la Gigantomachie, bien que les figures d 'Athéna et d 'Enkélados soient taillées en ronde bosse, est traité dans l’ensemble à la façon d’un relief ; et nous avons soupçonné, devant le petit torse de l’Acropole qui provient d’un groupe de deux combattants-, que l’auteur était encore malhabile à établir une juste liaison entre les éléments de sa composition, à mettre entre eux les dépendances et les correspondances nécessaires. Le progrès qu’il restait à accomplir, nous le trouvons réalisé ici, dans des conditions qui le rendent particulièrement méritoire. Car il ne s’agit plus de deux adversaires luttant l’un contre l’autre, et entre qui l’action de lutter, si imparfaitement qu’elle puisse être exprimée, met à toute force un lien ; si Harmodios et Aristogeiton sont bien poussés en avant par le même élan, intimement unis de cœur et de volonté, ils pouvaient ne pas être unis plastiquement et se présenter tous deux ensemble, mais indépendants l’un de l’autre, et ainsi ne pas nous offrir un groupe, mais seulement une fraction de groupe, dont le complément indispensable — et absent — eût

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