‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 286 sur 312 · Cf. ci-dessus, p. 291, 316, 389 et · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 291, 316, 389 et

3. N° 623. Cf. Au mus. de l’Acrop ., p. 434 sqq. — A la bibliographie donnée dans Le Bas-Reinach (Mon. figurés , pl. 2, 1, p. 51), ajouter : Pawlowski, op. L, p. 165, fig. 48; Perrot, Hist. de l'art, VIII, p. 615, fig. 311; Lepsius, op. L., p. 70, n° 21 (marbre des lies).

4. M. Six (Rev. arch., 1904, I, p. 92 sqq.) a indiqué, en faveur de l’attribution à Endoios, un argument nouveau, dont voici le résumé : Pausanias (VII, 5, 9), voyant à Érythrées une statue d'Athéna en fileuse, la suppose d'Endoios; c’est donc qu'il en avait vu ailleurs une pareille qui était certainement d’Endoios, et celle-là doit être la statue de l'Acropole; caron a retrouvé sur l’Acropole quelques plaquettes de terre cuite représentant une fileuse assise, dans une attitude semblable à celle de la statue (cf. Jour n. hell. stud., XVII, 1897, p. 306 sqq.), et ces petits reliefs de terre cuite sont, sans nul doute, des irai-

utile de la décrire, trop usée par le temps pour qu’on ait plaisir à s’ari'êter devant elle, je rappelle seulement le détail le plus remarquable qui est en elle, à savoir la pose de ses jambes qui ne sont plus parallèlement alignées, les deux pieds à plat sur le sol. La jambe droite est ramenée en arrière, le talon relevé, le bout du pied fléchi, comme si la figure, sortant de son immobilité, s’apprêtait à quitter son siège et à se mettre debout pour marcher. A cette indication du mouvement dans la partie inférieure, s’ajoute, par une correspondance harmonieuse, une légère inclinaison du haut du corps en avant, et une certaine variété dans la pose des deux bras qui se tendaient à une hauteur inégale. Ainsi s'introduisent la liberté, l’aisance, la souplesse, et commence à naître le rythme, dans un type statuaire qui, par définition, semblait condamné chia raideur et à la symétrie pour bien plus longtemps que les figures debout : ce progrès n’est pas moins significatif que celui que nous avons signalé pour la qualité du groupement, dans les Tyrannoctones, et, pour le chiasmos , dans la statue d 'Êphèbe attico-ionienne n° 692. On le comprendra mieux encore en comparant Y Athéna dite d'Endoios avec un autre marbre qui, au musée de l’Acropole, est placé justement tout à côté d’elle : c’est la partie inférieure d’une grande statue de femme assise (An musée de l'Acrop., p. 195, fig. 21), que nous avons présentée, au chapitre précédent 1 , comme une des sculptures les plus récentes de la période antérieure à 480. Admirable par la sûreté, l’élégance et le fini de l’exécution, il lui manque ce qui fait la nouveauté de sa voisine, à savoir la libre circulation de la vie et l'indication du mouvement, jusque dans sa pose assise. Aussi Y Athéna dite d’Endoios doit-elle être considérée comme plus récente encore ;

tâtions de la grande statue elle-même. — Mais ce dernier fait, qui est capital, et qui parait à M. Six non douteux, est, au contraire, des plus contestables. 11 suffit de remarquer, en effet, que la prétendue fileuse des plaques de terre cuite n'est pas du tout certaine, ce nom résultant d'une hypothèse non démontrée; qu’elle n'est, d'ailleurs, déterminée par aucun attribut; que rien ne la désigne donc comme étant une Athéna , et que M. Pottier (cf. Bull. corr. /tell., XXI. 1897, p. 497 sqq., pl. XII) y voit avec plus de raison une Peilhô ou une Aphrodite : et qu'en tout cas elle n'est pas une reproduction de la statue, qui, elle, porte l'égide avec le Gorgoneion, et vraisemblablement portait aussi le casque. Les conclusions que M. Six tirait, pour la date de la statue, du rapprochement avec les plaquettes de terre cuite, se trouvent naturellement compromises du même coup, sans qu’il soit besoin d'en discuter le fond.

Page 1