‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 294 sur 312 · Cf. ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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ponnèse et d'autres contrées doriennes. Les premiers sont soutenus par une tradition déjà longue; les seconds ont pour eux l’attrait d’un style nouveau ; et, de plus, un certain état des mœurs publiques favorise l'influence dorienne, comme un autre état des mêmes mœurs avait auparavant favorisé l’influence ionienne Un goût de simplicité se répand alors, dont les effets se font sentir surtout dans le cosiume’ et la coiffure, et par là l’austérité des sculptures doriennes cesse d’étonner et de choquer des yeux attiques. Mais, qu’il penche d’un côté ou de l’autre, l’art attique est désormais maître de lui-même; ses œuvres ne se confondent pas avec celles dont il lui arrive de s’inspirer ; ce qu’il emprunte, il le remet au moule et le fait proprement sien. Pendant ces dernières dizaines d’années de sa croissance, préparatrices de la pleine maturité, il réalise un double progrès : 1° progrès d’ordre général, le même qui s’accomplit un peu partout àla fois, parcq qu’il résulte du labeur commun et de l’effort continu de tous vers le mieux, et ce progrès consiste en un rendu toujours plus juste et plus libre des formes nues et des draperies, en une aisance accrue du mouvement, en un sentiment plus pénétrant de la beauté des poses toutes simples et naturelles, empruntées directement à la vie ordinaire ; 2° progrès particulier, consistant en une discrète absorption des éléments fournis par le style « dorien », d’où résulte, après les acquisitions antérieures dues à l’influence ionienne, un nouvel élargissement du domaine où s’exerce désormais l’activité des Attiques. Cependant le fonds ancien subsiste, et on le voit quelquefois reparaître distinctement ; l’art attique ne s’est pas fait, selon le vent qui soufflait, d’abord ionien, puis ionien et dorien àla fois, en cessant d’être attique : il a seulement usé de l’heureuse faculté qu’il avait en lui :i, de comprendre, d’assimiler et de s’étendre; il s’est développé, non dans un sens déterminé, à l’exclusion des autres, mais, en quelque sorte, tout autour de son propre centre.

Ce que nous voyons d’un fei développement après 480, dès lors qu’on s’abstient d’hypothèses et qu’on se borne aux fait» certains et aux monuments authentiques, est donc la suite immédiate et régulière de ce que nous en avions vu pour les vingt

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