‹ La sculpture attique avant PhidiasChapitre 308 sur 312 · Cf. ci-dessus, p. 469, fig · texte numérisé non relu

Cf. ci-dessus, p. 469, fig

4. Mus.nut. d'Athènes, 126. — M. Græf (Athen. Mittheil., XV, 1890, p. 36 sqq.)

a réclamé ce relief pour l’art béotien; quant à moi, j’estime que, plus ancien

un peu que les sculptures du Parthénon, il n’est pas moins attique que celles-ci. Cf. Furtwængler, Meisterw. gr. Plastik,p. 679-681.

calyptra sur les épaules do Dénié ter ; et, de l’autre côté, la divine Coré est une fleur vivante du charme le plus rare, avec son chitôn à menus plis souples, son himation drapé autour de son corps si librement, avec sa chevelure adorable, son cou d’un dessin si frais, et l'incomparable beauté de sa poitrine, de son bras gauche, de cette longue ligne qui descend en courbe de la nuque à l’extrémité des doigts contre la torche ; elle a la grâce la plus élégante et la plus fine qu’ont pu rêver jadis les Ioniens pour les représentations de la femme drapée ; mais la grâce ici s’accompagne d'une noblesse qui en élimine tout air de coquetterie et d'apprêt, et elle est aussi naturelle que la grandeur recueillie de Déméter ; cette fois encore, l’artiste a pratiqué excellemment la maxime My;cèv ayav, et son génie, guidé par un sens exquis de la mesure, lequel suffirait à révéler en lui un pur Attique, a su composer, avec deux sortes de qualités qui témoignent chacune d’un esprit différent et viennent respectivement des deux pôles de l’art grec, un tableau d’une harmonie égale à sa beauté.

Cette harmonieuse conciliation est plus complète encore dans les sculptures du Parthénon, où elle va sans effort jusqu’à une intime pénétration réciproque des éléments contraires. Nous avons dit plus haut que les têtes, dans les métopes et la frise, les seules dont on puisse juger aujourd'hui, étaient plus voisines du type dorien, et que certaines figures de femme faisaient contraste avec l’idéal ionien; mais, à l’examen de l’ensemble, on voit l’équilibre se rétablir : le naturel des attitudes si variées des corps écarte toute idée de calcul et de système; la simplicité des draperies n'a, en général, rien d’austère, non plus que leur grâce rien de cherché; et, dans le long déroulement de la frise, l'imagination se révèle aussi abondante, souple, inépuisable, heureuse de s’exercer, que son exercice apparaît réglé avec sûreté, méthode, calme raison. Quant aux figures des frontons, pour ne point reprendre, à mon tour, le jeu d’épithètes balancées par lesquelles on a tant de fois essayé de louer dignement leur symétrie et leur eurythmie, la solidité de leur construction et la succulence de leur modelé, leur magnificence pareille dans les nus et dans les draperies, et pour m’en tenir à un seul exemple précis, du même ordre que ceux qui ont précédé, n’v a-t-il pas, entre la draperie grave et majestueuse des Deux Déesses , à l’aile gauche du fronton oriental, et le souple vêtement, transparent

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