Cf. ci-dessus, p. 146 sqq
2. Terres cuites de Rhodes : cf. Ileuzey, Calai, des figur. anlïq. du Louvre , p. 222. — Terres cuites de Samos : cf. Arch. Jahrbuch, XIV, 1899, p. 73 sqq. (W’inter).
3. Murray ( Journ . liell. stud., X, 1839, p. 9) les attribuerait volontiers à des sculpteurs de Chios ; M. Winter (Arch. Jahrbuch, XV, 1900, p. 88 sqq.) penche plutôt vers des Samiens. Cette se'conde hypothèse me parait moins bien fondée que la première.
4. Cf. Alhen. Mittheil., XXIII, 1898, p. 136 (Conze). Le petit croquis de M. Conze ne permettait pas un jugement exact. Les trois photographies que je reproduis ici seront donc, quoique insuffisantes encore, les bienvenues. Mais je ne suis pas autorisé à donner des renseignements sur l'origine de ces photographies
LES SCULPTEURS IONIENS AU VIe SIÈCLE
deux bras, à peu près intacts, sont pliés au coude, de façon à ramener chaque main vers l’épaule, et la main est posée à plat au dessus du sein1. Les cheveux, selon l’usage, tombent à la fois sur le dos et devant chaque épaule2. Ce qui subsiste du
Fig. 9. — Toise d'une statue de femme (trouvé à Chios).
corps et les deux bras jusqu’au coude sont recouverts par le
1. C’est là, sans doute, un geste de prière, d'adoration. Considéré seulement au point de vue plastique, abstraction faite de tout sens religieux, il est probable que ce type est venu de l’Asie Antérieure. Il rappelle de très près ces petites idoles de la Babylonie, représentant des femmes qui portent les deux mains à leur poitrine. Ces idoles montraient d'ordinaire la femme nue (cf. Heuzey, Calai, des fif/ur. du Louvre, p. 32 sqq., 3S sqq.); mais elles la montraient aussi vêtue complètement (cf. Ibid., p. 35).
2. Ils forment, par derrière, douze tresses distinctes, peu longues; il y en
chitôn de toile 1 ; il n’y a pas d’autre vêtement. Ce chitôn adhère étroitement au corps, à tel point que son existence est révélée seulement par les lignes en creux qui courent à la surface et en indiquent les plis. Une telle convention est bien
Fig. 10. — Torse d’une statue de femme (trouvé à Chios'.
connue, mais on la trouve ici sous son aspect le plus naïf et le plus élémentaire : les plis partent, trois par trois, de chacune
a quatre moins courtes, sur chaque épaule ; celles-ci, autant que la photographie permet de le distinguer, recouvrent partiellement chacune des deux mains étendues à plat.