I. Lire à l'Appendice : La mécanique égyptienne
De tout ce qui précède, nous croyons pouvoir tirer deux conclusions. Voici la première : l'absence de points fouillés, la simplification voulue, la restriction des détails et des ornements à quelques sillons plus ou moins hardis, l'engorgement de toutes les parties délicates, démontrent que . les Égyptiens étaient loin d'avoir des procédés et des facilités inconnus.
La seconde conclusion, qui est pour mieux dire la conséquence logique de la première, c'est que le caractère général et uniforme de la sculpture égyptienne n'a pas été prémédité, voulu, par la classe sacerdotale, et qu'il a été imposé aux sculpteurs, non par la domination religieuse, mais par la technique même, par les conditions matérielles de leur art.
Nous allons en donner de nouvelles preuves dans le troisième chapitre où nous examinerons l'histoire et la marche-de l'art en Egypte et ses principales variations.