I. Voir la planche, page 8i
F*c-tiMii,E D'UNI ■•Qaiiii iruniT.
XVlll* dynutic. (Nicropolc dn TUbct.)
D'aprèl PriHC d'AfCtne*.
Egypte, aucune loi n'imposait une telle convention, et ce ne fut probablement qu'une routine, une abréviation de travail : car d'autres sculpteurs égyptiens, plus consciencieux, ont parfaitement vu et rendu la différence de forme et de dimension des quatre doigts de la main.
De la même manière simple et naturelle s'explique une particularité du même genre que nous remarquons dans les statues : c'est la position des pieds, qui, au lieu d'avoir leurs pointes écartées en dehors, sont placés parallèlement. Cette imperfection n'a évidemment rien de symbolique : elle n'est qu'une conséquence de la faiblesse d'interprétation des artistes et probablement l'exagération d'une conformation physique particulière à leur race ; enfin, la diminution de longueur des doigts est égale et régulière, contrairement à ce qui s'observe dans la nature et aux vraies idées de la beauté. Cette impéritie dans l'interprétation de la nature se trahit elle-même dans le dessin et l'exécution des parties qui devraient être prises en perspective, dans les bas-reliefs ; les yeux des figures se présentent de face dans les têtes posées de profil; les critiques modernes ont voulu reconnaître là une idée symbolique, alléguant que les artistes égyptiens, sachant bien dessiner la bouche de profil, auraient pu faire de même poxu* les yeux ; qu'ils les ont volontairement dessinés de face pour mieux rendre la pensée, dont l'œil est le principal interprète. Cette hypothèse nous parait dénuée de fondement.