‹ La sculpture égyptienneChapitre 31 sur 46 · ASSOCIATIONS ARTISTIQUES · texte numérisé non relu

ASSOCIATIONS ARTISTIQUES

Notons aussi que les Egyptiens n'étudiaient pas Tanatomie, et que le portrait ou la tête, dans son caractère et ses traits principaux, étaient souvent le seul but poursuivi. Et pourtant à quelle force de vérité ne sont-ils pas arrivés,' témoin le merveilleux portrait d'un personnage de Pancien Empire que nous possédons au Louvre (voir la planche ci-jointe). Encore faut-il remarquer que si le travail d'entreprise évitait le détail des muscles, veines, plis de peau, etc., on peut cependant constater souvent la marque de la charpente osseuse.

Mais il est bien évident que là encore, dans ce besoin du colossal et dans ce travail d'entreprise, d'ouvriers plus que d'artistes, qui en était la conséquence, il y a pour la sculpture égyptienne deux éléments d'imperfection et de monotonie dont il faut tenir grand compte et qui ont puissamment contribué, comme l'a dit M. Esnest Renan, à fourvoyer l'art égyptien dans l'impasse du médiocre * , et que

nous ne trouvons pas dans les petits objets usuels toujours artistiques, comme par exemple les cuillers de bois que nous donnons. L'art n'arrive à son apogée que par les efforts simultanés ou successifs, . mais toujours distincts, d'individualités douées de génie divers. Or, l'art égyptien, de par les conditions où il se développe, est essentiellement impersonnel : à aucune époque, sur aucun monument égyptien, on

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