‹ La sculpture égyptienneChapitre 41 sur 46 · ÉRECTIONS DES OBÉLISQUES · texte numérisé non relu

ÉRECTIONS DES OBÉLISQUES

lequel les architraves étaient roulées à force de bras. Ce passage de Pline est une autorité historique en faveur de Tusage que les Égyptiens eux-mêmes faisaient du plaa incliné pour porter les loiu'ds fardeaux à un niveau élevé ; car il est impossible que s'ils avaient eu un moyen perfec^ tionné et moins pénible, les Grecs ne l'eussent point connu# C'est à l'aide de ce procédé que purent être élevés les blocs des colonnes de la salle hypostyle de Karnak^ qui ont vingt et un mètres de haut et onze mètres de tour, ainsi que leurs énormes architraves. On enterrait toutes les colonnes à mesure qu'elles s'élevaient, et Ton allongeait graduellement le plan incliné, ou l'on en multipliait les rampes, selon le besoin. Une application du même procédé^ c'est-à-dire un plan incliné en spirale, à peu près tel que l'avait conçu Huyot*, a fourni le moyen de dresser les obélisques et cela sans autre secours, conune les Indiens d'aujourd'hui, que celui des leviers et d'une multitude de bras habilement combinés. C'est ainsi que Rhamsès avait employé cent vingt mille hommes poiu* dresser un des obélisques de Thèbes, fait qui seul annoncerait l'extrême imperfection, ou plutôt l'absence totale de mécanique*.

« Et, en effet, dans aucune peinture égyptienne on n'aperçoit ni poulies, ni moufles, ni cabestans, ni machines

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