PORCHE DE SAINT - VINCENT
Cliclio Lacoste, Madrid.
d'à VI LA.
bustes d'homme encadrés dans des arcatures qui rappellent singulièrement le type des monnaies wisigoihiques. Peut-être pourrait-on faire remonter au x' siècle les pierres tombales à motifs similaires exécutés à Paide du même procédé, recueillies dans Tantique petite église de Santa Leocadia d'Oviedo, provenant sans doute de temples plus primitifs. Les chapiteaux des églises de San Cubrian de Mazote et du monastère de Valdedios paraissent dater de la même époque. Saint-Isidore de Léon et San Millau de Ségovie renferment des basreliefs et des chapiteaux probablement aussi anciens.
Ces chap»iteaux sont d'ordinaire décorés, soit de menus feuillagesen formedepalmettescannelées, soitdefeuilles pleines à larges extrémités, tels que ceux que Ton rencontre dans les églises ou chapelles du midi de la France. Il ne faut pas oublier que l'architecture et son succédané, la sculpture, n'ont pu se manifester alors en Espagne que dans le nord — le reste de la péninsule étant occupé par les Arabes — et que toutes deux dérivent de l'architecture et de la sculpture du Languedoc et de la Gascogne, avec, en plus, quelques infiltrations bourguignonnes.
La cathédrale d'Orense, l'église de Ripoll, très probablement du commencement du xu^ siècle, sont précédées de portails à pieds-droits garnis de statues des plus frustes. Le portail de l'église de Ripoll, divisé en sept compartiments, montre des scènes de l'Ancien Testament, des animaux symboliques, les figurations de Saint Piéride et de Saint Paul; Saint- Vincent d'Avila (fig. 8), sur son porche sud, exhibe une Annonciation bien supérieure et pleine de caractère. Le célèbre monastère de Santo Domingo de Silos, dans la Vieille Gastille, est dé-