‹ La sculpture espagnoleChapitre 18 sur 82 · FIG. 38. — ANEQUIN DE EGAS. — PORTE ^DES LIONS · texte numérisé non relu

FIG. 38. — ANEQUIN DE EGAS. — PORTE ^DES LIONS

(Cathédrale de Tolède).

toute beauté. Sur ses murailles, le long de ses frises, ils répandent les décorations les plus riches, les plus luxueuses. En 1448, Pedro Gumiel, Sancho de Zamora et Juan de Ségovie, ces deux derniers originaires de Guadalajara, exécutent pour le compte de la fille du célèbre Don Alvarez de Luna, Doiîa Maria, le grand retable de la chapelle de Saint-Jacques, dans, laquelle Pablo Ortiz élève les tombeaux du connétable et de sa femme Doha Jiiana Pimentai. Ces superbes surcophages montrent, couchéessurleurscouvercles, Tun, Teffigie du connétable en harnois de guerre, Tautre, celle de sa femme en costume de religieuse; aux quatre coins des enfeus, sont agenouillés des personnages en oraison.

De 1459 à 1466, Alonzo de Luna, Francisco de h^s Arenas, Fernando Garcia, Pedro et Juan de Guas, qui fut élevé plus tard en 1494 à la dignité d'architecte du chapitre, le maestro Egas, Fernan Chacon et P'rancisco de las Cuevas, modèlent, sous la direction de l'appareilleur Fernandez de Luna, d'après les dessins d'Anequin de Egas, de Bruxelles, frère du maestro Egas, la décoration de la porte des Lions (fig. 28), qui est bien une des œuvres les plus brillantes qu'ait produites la sculpture espagnole.

Un peu plus tard, Juan Aleman, probablement d'origine germanique, s'il faut s'en rapporter à son nom ou plutôt à son surnom, modèle, toujours à la cathédrale de Tolède, le haut-relief des Apôty^es^ qui se trouve sur la façade principale de l'édifice (fig. 29) ; les figures qu'il renferme, de fort bonnes proportions, rappellent, par leur allure et le style de leurs draperies, les ouvrages des artistes des bords du Rhin.

Cliché Lacoste, Madrid.

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