PAGE GAZIN. — TOMBEAU DE DONTA CATALINA DE RIVERA
(Eglise de l'Université, Séville.)
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ensuite détruite dans un moment de colère, bien que Ton assure qu'une de ses mains soit conservée au musée de Séville, il est fort douteux qu'elle ait jamais existé.
Pendant que les cathédrales de Tolède et de Séville appelaient à concourir à leur décoration non seulement les premiers artistes de FEspagne, mais même ceux de l'étranger, le reste de la péninsule ne demeurait pas en arrière et les monuments d'art s'érigeaient de tous côtés. Dans la chapelle du Connétable de la cathédrale de Burgos, ce bijou de style gothique fleuri de la fin du XV® siècle, dont l'autel latéral de gauche (fig. 54), est orné de statuettes et de groupes en pierre d'une naïveté et d'un charme exquis, se voient les tombeaux de leurs fondateurs Don Pedro Hernande:{ de Velasco et Dona Mencia, sa femme (fig. i , p. 9) , dont l'auteur — sans doute italien ou tout au moins un artiste ayant étudié en Italie — est resté inconnu. Sur une table de marbre décorée de fastueux écussons, reposent, couchées sur de riches coussins, les statues des deux défunts, d'un superbe caractère; les côtés agrémentés de frises de l'édicule du dessin le plus pur, sont exécutés avec une habileté sans pareille.
En i5o3, aux frais de Gonsalve Polanco et de sa femme Leonora Miranda, un sculpteur resté inconnu dresse, en marbre et en albâtre, le grand retable de l'église San Nicolas de Burgos, ou au milieu d'un fouillis inextricable de socles, de pinacles, de niches et d'ornements ajourés, sont placés des groupes, des hauts et bas-reliefs, des figurines innombrables, dominés par une statue du patron de la paroisse (fig. 55).
De i5i7 à i520, Gutierre de Cardenas, « officier de
Cliché Lacoste, Madrid.