FIG. 83. — G. FERNANDEZ. — SAINTE THÉRÈSE
(Musée provincial de Valladolid.)
XVI» siècle, qu'il ne put cependant aller étudier chez eux,
car, né en i566, à Ponievedry, selon les uns, à Compostelle, selon les autres, il s'établit tout jeune à Valladolid, où il séjourna jusqu'à sa mort arrivée en 1614, écrit Palomino; en 1622, selon Pépitaphe de son tombeau, gravée, il est vrai, après coup, et enfin, en i636, d'après Cean Bermudez; cette dernière date semble la plus probable. Gregorio Fernandez a beaucoup produit. Il est cependant présumable que, parmi les ouvrages qui portent son nom, certains n'ont pas été exécutés par lui, mais par ses élèves, d'après ses dessins et sous sa direction.
Le musée de Valladolid renferme un grand nombre d'œuvres de Gregorio Fernandez, entre autres : une sainte Thérèse de Jésus, qui est un véritable chefd'œuvre; une seconde sainte Thérèse (tig. 83), qui ne le cède en rien à la précédente; un Christ portant sa croix et un Baptêine du Christ^ tous deux de toute beauté; un saint François, un Bon larron, une Mort du Sauveur, une Pieta (rig. 84), deuxanges, di versbas-reliefs superbement fouillés, tout particulièrement celui figurant saint Simon Stock recevant le scapulaire des mains de la Vierge; enfin un su perbe C/?r/5^ en croix (fig. 85). Ces morceaux proviennent de couvents supprimés. Citons encore, parmi les ouvrages du maître exécutés pour les édifices religieux de Valladolid : dans l'église Santa Cruz, un Ecce Homo, un Christ au Jardin des Oliviers, une Descente de Croix, un Christ à la Colonne et une Notre-Dame de la Candelaria, que l'on peut ranger au nombre de ses meilleures productions; dans l'église San Lorenzo, une seconde Notre-Dame de la Candelaria; à l'hôpitul de la Résurrection, une Vierge
au scapulaire ; à Péglise Santa Maria de las Huelgas, la sculpture entière du grand retable avec les statues de saint Jean VÉvangéliste^ de saint Jean-Baptiste ; deux médaillons représentant, le premier, Jésus-Christ et saint Bernard; le second, V Assomption et diverses statues de saints cisterciens.
Gregorio Fernandez travailla aussi pour les Bénédictins de Sahagun, les Augustins de Salamanque, les Récollets de Vitoria, les Chartreux d'Aniago, les Carmélites de Rio Seco, de Medina del Campo, deSalamanque,pour Téglise San Cebriande Campos; pour celle de Nava del Rey; pour les églises de Madrid, de la Incarnacion, pour laquellé il fit les statues de saint Augustin et de saiîite Monique; de la Merci, où l'on voit de lui un saint Raymond^ de Saint-Philippe de Néri, où il plaça le patron de la paroisse et un Christ mort.
Les détails naturalistes n'effraient guère Gregorio Fernandez, qui ose toujours être impitoyablement véridique. La nature, nous le répétons, a été son principal maître, l'immuable canon auquel il s'est sans cesse conformé. Aussi n'a-t-il laissé que des morceaux d'une vie intense et d'une énergie farouche.
Le maître eut une fille qui épousa successivement deux de ses élèves, Miguel Elizalde et Juan Francisco Hibarne, tous deux d'origine basque, dont il est bien difficile de distinguer les ouvrages de ceux de leur beaupère, d'autant plus qu'ils travaillèrent constamment d'après les dessins ou modèles de ce dernier.
Parmi les autres disciples de Fernandez, il faut citer au premier rang Marcos Cabrera qui, en 1594, tailla la statue colossale Abraham^ dont la tête et les mains sont
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en bois et dont le corps consiste en un tronc mal équarri recouvert de vêtements, qui figure à Séville dans les cérémonies de la Semaine sainte; son frère Juan Alvarez, qu'il associa à ses travaux, puis Alonso Gonzalez, Juan