FIG. 107. — PORTE DU PALAIS DES MARQUIS DE DOS A G U A S, A VALENCE
à Tomas, fils de Gregodo cité antérieurement; à son petit-fils Francisco, occupé surtout à Saragosse; à Jaime de Molins, élève de Tomas Artigues, l'auteur des statues et des retables de la congrégation de Saint-Philippe de Néri, de Valence, qui fut un des directeurs de PAcadémie de San Carlos, fondée dans cette ville au commencement du xviii^ siècle; à Tomas Gonsergues, mort en 1759, qui s'était fait une spécialité des Jésus Nazaréens ; k Pablo Gonzalez Velazquez, né à Andujar, qui modela les statues de saint Jude et de saint Taddée, pour l'église Saint-Jean de Dieu ; de saint Louis^ évêque, pour Féglise de ce nom; ào. saint Joachim el do sainte Anne^ pour celle des Irlandais, toutes à Madrid; à Miguel Parello, de File Majorque, qui exécuta deux anges ^ en pierre, pour le portail du couvent des Pères Servîtes de Barcelone, et ' nombre d'autres ouvrages disséminés dans la Catalogne ; à Manuel Garcia de Santiago, né à Séville, dont on trouve dans sa ville natale de nombreuses productions, entre autres une statue de saint Hermenegilde; à José Virues et à son fils Manuel, qui travaillèrent à Madrid pour réglise San Felipe el Real, les Trinitaires chaussés, les religieuses de Sainte-Catherine, etc.; à Nicolas Carisana, nommé par Philippe V président de la commission chargée d^élaborer les statuts de l'Académie de San Fernando, qui modela les écussons et la croix soutenue par des anges, de la façade de l'église des Saints Just et Pastor, de Madrid; à José Montesdoca, de Séville, aussi pieux que laborieux, auquel on doit un assez remarquable P<î50 Je /a Vierge des Douleurs^ avec son fils dans les bras, accompagnée cie saint Jean et de la Madeleine, commandé pour la chapelle
ÉPOQUE MODERNE
des Servîtes de sa ville natale; à Juan Bautista Borja, élève de Leonardo Capuz, qui travailla surtout à Alicante et à Orihuela, etc., etc. ? C'est à ces artistes, aux Pedro de Ribera, aux Ghurriguera, à nombre d'autres qu'il serait long ettastidieux d'énumérerici, que sont duesengrande partie, non seulement les décorations d'églises et de palais dont la porte de la demeure des marquis de Dos Aguas de Valence (fig. 107), si folle et si surchargée, est un des plus étranges témoignages ; mais aussi, hélas ! la destruction de la plupart des sculptures du moyen âge et même des superbes retables de la Renaissance, qu'ils remplacèrent aussitôt par ces lourds échafaudages de bois travaillé et doré, contournés ettarabiscotés, du plus mauvais goût, dans lesquels les personnages empruntés à l'Ancien et au Nouveau Testament, aux gestes extravagants, aux draperies volantes, aux expressions prétentieuses ou insignifiantes, sont mêlés à des colonnes torses, couvertes de pampres et de grappes de raisins, ou enfermés dans des niches de rocailles.