‹ La seconde conférence de la paix, La HayeChapitre 148 sur 160 · TITRE V · texte numérisé non relu

TITRE V

La limitation des armements mondiaux avait été le but originaire de la première Conférence de la Paix : dans la circulaire du 12- 24 août 1898 adressée par Nicolas II aux Puissances, il était dit : «Z-e maintien de la paix générale el une réduction possible des armements excessifs qui pèsent sur toutes les nations se présentent comme l'idéal.,. Mettre un terme à ces armements incessants, tel est le devoir suprême qui s'impose aujourd'hui à tous les Etats ^» On sait qu'en présence des difficultés que souleva cette proposition, Nicolas II ne fit plus de sa solution le but unique de la Conférence de 1899 : à la question de la limitation des armements, il ajouta diverses autres questions qui figurèrent avec elle au programme de la première Conférence. La question de la limitation des armements se présentait dans ce programme sous la forme suivante :

« Entente stipulant la non augmentation pour un terme à fixer des effectifs actuels des forces armées de terre et de mer, ainsi que des budgets de guerre y afférents : étude préalable des voies dans lesquelles pourrait même se réaliser dans l'avenir une réduction des effectifs ci-dessus mentionnés. »

La question de la limitation des armements fut longuement discutée par la première Commission de la Conférence de 1899, présidée par M. Beernaert (B.V A la séance du 23 juin, M. de Staal, ambassadeur et premier délégué de Russie en môme temps que président de la Conférence, expliqua dans quel sens il convenait de comprendre la proposition de l'Empereur Nicolas II :

« Il ne s'agit pas, dit-il, de procéder à un désarmement. Ce que nous souhaitons, c'est d'arriver à une limitation, à un temps d'arrêt dans la marche ascendante des armements et des dépenses... Nous ne tendons qu'à la stabilisation pour un terme à fixer des effectifs et des budgets militaires. »

Conformément à ces explications, le colonel Gilinski déposa au nom de la délégation russe devant la Conférence la proposition suivante, relative aux troupes de terre : ^

Page 1