‹ La seconde conférence de la paix, La HayeChapitre 2 sur 160 · H PRÉFACE · texte numérisé non relu

H PRÉFACE

leuse permettent de reconnaître les limites exactes de Vœuvre de La lla]]e;Vautenrne dissimule rien des points sur lesquels la Conférence n^a pu aboutir^ mais il sait mettre en une égale lumière les résultats obtenus^ les conquêtes définitivement faites par ridée du droite et les jalons posés, les plans hardiment traces, les fondations déjà solidement assises pour l'édifice à venir.

M. Ernest Lémonon a justement rappelé que, malgré son nom de « Conférence de la Paix », rassemblée où se sont trouvés,pour la première fois, réunis, en Juin i907, les représentants des 44 Etats qui constituent l'ensemble du monde civilisé, n'avait pour objet — ni dans son programme préparé par les États-Unis, et repris et proposé par l'Empereur de Russie, ni dans les intentions d'aucim des gouvernements représentés, — V établissement de la paix universelle.

Son but véritable était de former entre ces États un réseau de conventions universelles qui fût comme un premier lien de la Société des nations; c'était encore de créer ou de développer au milieu d'eux des institutions de droit public international, propres à diminuer les risques de la guerre, à en restreindre en tous cas les effets désastreux, et chargées d'établir et de maintenir entre les diverses puissances une continuité de rapports juridiques. De là naîtrait pour elles l'obligation contractuelle, et surtout la nécessité morale, de se déterminer, soit dans leurs difficultés diplomatiques, soit même dans leurs conflits armés, non plus sous l'impulsion exclusive de l'intérêt et suivant les entraîîiements de la force, mais selon des principes d'équité mutuelle, de justice et d'humanité, solennellement reconnus et proclamés à l'avance, et placés ainsi sous la sauvegarde de l'opinion du monde entier.

Ce programme est moins atnbitieux. Cependant, son importance est telle qu'aucune assemblée internationale ne s'en est jamais proposé qui fût aussi hardi ni aussi étendu. La Conférence de 1901 l'a-t-elle, en partie du moins, réalisé ?

L'auteur de ce livre répond affirmativement.

Il faut lire ce qu'il dit si justement de la portée considérable des i4 conventions contenues dans l'acte final du JS octobre 1901 : Conventions pour le règlement pacifique dés conflits

Page 1