PRÉFACE III
internationaux ; pour l'établissement d'une Cour internationale des prises ; sur la limitation de l'emploi de la force pour le recouvrement des dettes contractuelles ; sur l'ouverture des hostilités; les lois et coutumes de la guerre sur terre ; les droits et devoirs des puissances neutres dans la guerre continentale et la guerre maritime ; le délai de faveur ; la transformation des navires de commerce en navire de guerre ; la pose des mines sous-marines ; le bombardement; la Convention de Genève et le droit de capture dans la guerre sur m,er ; — il faut lire surtout les termes dans lesquels il apprécie les travaux de la première Commission, dite de l'arbitrage, la Convention limitant l'emploi de la force pour le recouvrement des dettes contractuelles , la révision et la refonte partielle de la Convention de iS99 sur le règlement pacifique des conflits internationaux, le projet de convention pour l'établissement d'une Cour de Justice arbitrale et le vœu émis pour sa mise prochaine en vigueur, enfin la déclaration unanime sur l'arbitrage international obligatoire.
M. Ernest Lémonon nous montre clairement la gravité des points sur lesquels, dans les diverses Conventions votées, les États civilisés se sont liés par des dispositions précises et nettement sanctionnées. Il indique également combien les institutions judiciaires internationales, créées en iS99, ont été en 1901 développées, améliorées, et semblent avoir reçu P accroissement d'une force nouvelle ; — comment, là où certaines autres Conventions n'ont pu être signées par l'unanimité des puissances, des majorités considérables se sont d'ores et déjà formées da?is un sens favorable, et permettent d'espérer que d'ici à la troisième Conférence, comme on l'a vu déjà entre la première et la seconde, s'achèveront sur le terrain du droit les ralliements définitifs.
Enfin, lorsque la Conférence a dû se borner à des déclarations et à des vœux, l'auteur de ce livre sait nous faire admirablement comprendre quelle force morale se dégage de ces manifestations collectives de la volonté des nations, qui s'imposera peu à peu aux gouvernements eux-mêmes dans les directions générales de leur politique, et grandira jusqu'à devenir irrésistible.
Cette confiance dans la puissance toujours croissante des forces morales, dans l'action continue de l'idée du droit, a certain