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dnaë ue xohapitn, 4AX ei). Ces mots se rattachent à l’apposition («ange de Satan ») et non au sujet oxd4ow, auquel l’idée de souffleter ne convient pas. Ils expliquent ce qu’il y a de douloureux pour la chair dans l’intervention de l'ange de Satan, qui en elle-même n’implique pas cette idée. — Les mots « afin que je ne m’enorqueillisse pas » expriment le but de ce xoÂæpiberv. Ils sont répétés ici à cause de l’importance de cette idée, qui est la principale dans notre verset !.
Quel est le mal auquel Paul fait ici allusion ? Les Corinthiens devaient le savoir. Nous sommes réduits aux conjec-
-— tures. En tout cas, il ne s’agit pas des souffrances que lui
infligent ses adversaires, envisagés comme étant au service de Satan (CHRYSOSTOME, THÉOPHYLACTE, SEMLER), ni des peines de son ministère (THÉODORET, PÉLAGE, BÈZE, CALVIN, etc.), dont il ne saurait demander à être délivré, puisqu'elles sont inséparables de ce ministère. Il ne s’agit pas non plus de tentations sataniques, soit intérieures, soit charnelles, qui l’humilient (LUTHER : pensées impies ; OSrANDER et d’autres : tourments de conscience ; SAINT THOMAS, BELLARMIN, etc. : excitations diaboliques à l’impureté). Cette explication sous sa première forme (tentations intérieures) ne convient ni au terme « écharde en la chair », ni à celui de « souffleter » qui indique plutôt une douleur physique aiguë, ni non plus au v. 9, où la délivrance est refusée à l’apôtre. Cette influence persistante de Satan sur lui ne s’accorde d’ailleurs pas avec ce qu’il dit lui-même de sa personnalité toute remplie, toute pénétrée de la vie de Christ (Gal. IL, 20). Quant à des excitations impures, sensuelles, on n’y saurait penser d’après 1 Cor. VIL 7 ; une telle supposition serait d’ailleurs indigne du caractère élevé de l’apôtre (voir HemNRici). Il faut certainement penser à un mal de nature physique, douloureux et en même temps humiliant, qui pouvait avoir pour effet de déconsidérer Paul aux yeux des Églises qui en étaient les témoins, et de l’entraver dans son activité. Ce mal devait le saisir par accès subits et violents; c’est ce qui ressort des termes par lesquels Paul le caractérise, comme l’ont reconnu
1 Ces mots se trouvent dans BK L P. Ils sont omis dans NADEFG I. Vulg., uniquement, sans doute, à cause de la répétition.
la plupart des exégètes anciens et modernes. Dans Gal. IV, 13. 14, l'apôtre rappelle à ses lecteufs une maladie qui le retint parmi eux et qui, d’après les expressions du v. 44, devait avoir quelque chose de repoussant. C’était sans doute une atteinte particulièrement grave et prolongée du mal dont il parle ici. On a fait toute espèce de suppositions sur la nature de ce mal ; nous nous bornons pour le moment aux constatations que nous venons de faire. Le texte conduit à admettre un mal corporel chronique à crises aiguës et subites. Nous examinerons plus loin s’il nous est possible de préciser davantage.
v. 8. — Les versets8 et 9 font ressortir par un fait nouveau la nécessité et l’importance pour l’apôtre de cette humiliation qui lui est infligée. Les mots èxèe rodrov se rapportent à l’ange de Satan. Plusieurs interprètes, Weiss lui-même, transforment arbitrairement le sois en un zolldms: trois fois <’est-à-dire souvent. L’apôtre S’exprime dans un style strictement historique : ce n’est pas ici une prière ordinaire, il s’agit d'actes de supplication particulièrement ardents et solennels, de moments qui ont marqué dans sa vie. Nous ne savons pas combien de temps s’écoula entre ces divers actes. Les deux premières fois il n’obtint pas de réponse : après la troisième, il ne recommença pas et accepta simplement la volonté du Seigneur. Le x$o10ç est certainement, d’après le v. 9 (« la force de Christ »), Jésus, et non pas Dieu. — änoorÿ se rapporte naturellement à l’ange de Satan, non au Seigneur.
v. 9. — Le parfait ignxer signifie que la réponse reçue a été et est restée telle; ce qui suppose que le mal dont a parlé l’apôtre continue à le faire souffrir. La réponse qui lui a été donnée est une de ces révélations du Seigneur dont il a parlé au v. 1. Comment lui fut-elle communiquée ? Par une voix intérieure, ou une parole qui frappa son oreille, en vision ? Nous l’ignorons. La demande est repoussée ; la réponse divine n’en est pas moins pleine de consolation : « Ma grâce, c’est assez pour toi ; ne me demande rien de plus, surtout pas l’enlèvement de cette écharde, car elle te dépouille du
1 [Voir plus loin, p. 325. ss., la note sur XII, 4-10.1.
sentiment de ta force propre, et c’est làcla condition indispensable pour que la force de Christ se manifeste en toi. C’est dans la faiblesse qu’elle éclate, car alors elle a le champ: libre, n'étant point contrecarrée par les inspirations de l’égoisme et de l’orgueil. » (CF. IV,7).— # dévœmus, sans l’adjonction uov!, désigne la éévaps nav ééoyv, la force par excellence, évidemment celle du Seigneur (cf. yéçis mov). Le verbe zeeïra ? n’est pas exactement synonyme de zeÂesodra; tehëtv signifie : «amener au terme, achever », tandis que ze4evody signifie : « rendre parfait ». Ce dernier voudrait dire que la force se perfectionne graduellement, tandis que le premier donne le sens meilleur : « s’opère complètement.»
v. 9. — En raison de cette parole divine (oëv), l’apôtre se glorifiera désormais «très volontiers » (#ôroræ), « de préférence » (u&lov), de ses faiblesses, c’est-à-dire : « plutôt que: de ses avantages », et non pas, comme on l’a entendu à tort : «plutôt que des’en plaindre». Il a compris que ces dodéverar, les circonstances qui lui donnent le sentiment de sa faiblesse, sont pour lui de plus grandes grâces que celles qui l’élèveraient et le feraient sortir de l'humilité. En le dépouillant de toute force propre, elles le poussent à rechercher la force de- Dieu, tandis que toute confiance en sa propre force exclut le: déploiement de celle de Dieu. — Le verbe étoxyvodr, que nous rendons par «habiter », dépeint la force de Christ planant sur l’être faible, comme la nuée sur Israël au désert, protégeant, fortifiant, consolant ; et le terme 8x’ êué, proprement «sur moi» (accusatif), exprime une relation vivante, par laquelle elle le pénètre. Comparez l'expression analogue Odvamis dypiorov émoxdoe oo (Luc I, 35). C’est de cette: source invisible que descend dans le cœur vide de lui-même grâce Sur grâce.
v. 40. — L’apôtre se complaît (ed0ox&) dans les faiblesses. et les souffrances : plus elles s’accumulent, semble-t-il dire, plus il s’en réjouit ! AoSévesa est le terme général, qui est développé dans les quatre termes suivants, dont le premier
1 Le uov du T. R. estomis par NABDFG It. Vulg. C’est une glose.
? rekeïvœ est la leçon de NA BDF G. Le T.R. a re/ecodrcu (EKPL.)