‹ La seconde épitre aux CorinthiensChapitre 11 sur 117 · GEORGES GODET XVII · texte numérisé non relu

GEORGES GODET XVII

geur d'esprit, par sa franchise parfois un peu rude, et surtout gagnant toujours davantage la confiance et l’affection de ses paroissiens par l'intérêt qu'il leur témoignait, par le zèle qu’il mettait à les servir, par la sollicitude qu'il vouait aux malades et aux isolés. Aussi éprouva-t-on, dans la paroisse,

une véritable consternation, quand on apprit, en novembre

1882, que l’Église de Neuchâtel avait appelé G. Godet à suecéder à M. le pasteur Henri Junod ; ses amis ne pouvaient se faire à l’idée de le perdre; cependant, comprenant que ce départ lui était aussi pénible qu’à eux-mêmes et qu'il s’y

. Soumettait comme à un devoir, ils ne cherchèrent pas à le re-

tenir et lui gardèrent toujours une vive et reconnaissante affection.

De son côté, G. Godet n’a cessé de donner à ses anciens paroissiens des preuves manifestes de son inaltérable attachement ; il est resté longtemps en correspondance avec beaucoup d'entre eux: il retournait à Cernier pour y prêcher au moins une fois chaque année: et quand l’église passait par «les temps difficiles, elle pouvait compter sur son appui et sar ses judicieux conseils. C’est dans la chapelle de Cernier que, sauf erreur, il prononça son dernier discours, le 12 mai 1907. L'édifice, artistement restauré, était rouvert ce jour-là au culte public. Invité à prendre la parole, G. Godet, après avoir lu le Psaume XXIV, exhorta ses auditeurs à sanctifier et à rendre digne du Dieu qui y habite, non plus l’édifice extérieur, mais l'édifice spirituel qui s’y abrite. Rendre digne de Dieu l'édifice spirituel! qu’à cela tende notre effort. Oui! et que Dieu nous y aide tous! « Il nous semble entendre encore, écrit M. le pasteur Clere, la voix contenue et chaude de M. Godet s’écriant : Portes, élevez vos linteaux ! Laissez passer le Roi de Gloire. Quelques jours après notre fête, cette voix s'était tue pour toujours sur la terre et dans notre chapelle où retentirent si souvent les exhortations vibrantes, graves ou paternelles de notre ami. Il n’était plus, l’homme si zélé, si fidèle, qui avait fondé l’église indépendante de Cernier-Fontaines, et qui vint si souvent, de Neuchâtel, nous rendre visite. Si notre église a pu, autrefois, résister à bien des orages, c’est, après Dieu, grâce à celui qui a su la construire sur de solides fondements. Nous en remercions Dieu

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